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SNRH : Les syndicats du remorquage maintiennent la pression

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Le Comité de coordination des officiers et marins du remorquage s'est réuni, hier, à Montreuil. C'est la suite du conflit qui oppose la Société Nouvelle de Remorquage du Havre (SNRH) aux syndicats sur les conditions de travail et d'armement des navires. De la réunion d'hier, deux points sont ressortis : « Tous les ports sont prêts à entreprendre un mouvement de grève à durée illimitée. Cet appel est susceptible d'être lancé à tout moment à compter de ce jour avec une période maximale de 15 jours si notre administration ne nous apporte pas la preuve d'une mise conformité de la SNRH », explique un responsable syndical.
Lundi dernier, CGT, CFDT et CGC étaient reçues à la Direction des Affaires Maritimes. Sur la question d'éventuelles menaces pesant sur les conventions collectives dans le remorquage, Damien Cazé s'est voulu rassurant : « Il n'est en aucun cas dans l'intention de l'administration de remettre en cause les conventions collectives ou accords nationaux signés par les organisations représentatives des gens de mer et des employeurs », explique le Directeur des affaires maritimes dans une lettre datée du 16 septembre.

Nouveaux contrôles et heures passées à bord

Le courrier précise, en outre, que le Conseil d'Etat a été saisi d'une requête en vue de l'annulation des arrêtés d'extension des accords cadre de décembre 2005 (accords relatifs à l'aménagement du temps de travail des navigants dans les entreprises de remorquage).
Damien Cazé annonce que des contrôles seront de nouveau entrepris sur « la réalité des effectifs portés au rôle d'équipage des opérateurs en charge des missions de veille-sécurité, notamment sur l'existence et la validité des qualifications exigées ».
Les syndicats avaient également interpellé l'administration sur les heures « réellement » effectuées à bord des remorqueurs de la SNRH, renvoyant à la question des effectifs globaux. La direction de la société et les syndicats ont, semble-t-il, une appréciation différente sur des heures de présence à bord, présentées par les uns comme des heures de repos et par les autres comme des heures travaillées. « En l'état du droit, toute heure de travail passée à bord du remorqueur portuaire par le marin est soit une heure de travail, soit une heure de repos. Il en sera tiré toutes les conséquences utiles, notamment quant à la disponibilité effective du navire », écrit le Directeur des affaires maritimes.

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