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SNSM : Un équipage de près de 7000 bénévoles sur le pont

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SNSM : Un équipage de près de 7000 bénévoles sur le pont

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Ils interviennent de la plage jusqu'au large : les bénévoles de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) sont toujours sur le pont. Tour d'horizon avec leur patron, l'amiral Yves Lagane, alors que démarre une nouvelle campagne d'appel aux dons.

Une société de droit privé. «Il y a encore beaucoup de gens qui pensent que la société nationale de sauvetage en mer, ce sont des fonctionnaires ! C'est une société de droit privé qui fonctionne avec des bénévoles. Nous sommes très attachés au bénévolat. Il n'est pas question d'y toucher !».

25% de ressources publiques. Investissements, fonctionnement, la SNSM fonctionne avec un budget de 21 millions d'euros. 10 % des ressources proviennent de l'État, soit une subvention de 2.3 M€ par an. Les collectivités territoriales (régions, départements) apportent, quant à elles, 15% du budget. La rigueur est passée par là... Certaines collectivités (ce n'est pas le cas en Bretagne) revoient leur participation à la baisse. Ce qui inquiète «un peu» le président de la SNSM.

38% de dons individuels ou de legs en 2010. Le don individuel est en augmentation. «Avec 50.000 donateurs, il y a un potentiel important de développement, surtout si l'on regarde le nombre de gens concernés par la pratique de la mer», un potentiel de 100.000 à 150.000 personnes. «C'est à nous d'aller les chercher !», souligne l'amiral Lagane. 20% de la ressource provient d'entreprises privées partenaires, des mutuelles ou fondations. 17% du budget provient des activités et produits de la SNSM. Fêtes, ventes de tee-shirts... Les stations font le maximum pour trouver localement de l'argent. Une règle à laquelle tient la SNSM : le sauvetage des vies humaines est gratuit. En revanche, elle fait payer une indemnité sur le remorquage. Être appelés pour une avarie ou un pépin d'essence coûte «quelques centaines d'euros», tout dépend de la taille des bateaux et de la durée de l'intervention.

Où va l'argent ? 70% du budget va à sa mission principale: le sauvetage. La part de la prévention augmente. Un gros quart, soit 5 à 6 M€, est consacré au renouvellement de la flotte. Elle compte 180 bateaux en dur, de 9 à 18 m, dont les canots tout temps. La SNSM compte 55 salariés, entre le siège à Paris, un atelier à Saint-Malo et le tout nouveau centre de formation de Saint-Nazaire.

Un équipage de près de 7000 membres. La SNSM compte 3500 sauveteurs embarqués, tous bénévoles et plus de 1.400 nageurs-sauveteurs volontaires. 1200 bénévoles forment l'encadrement des stations et des centres de formation.

2816 interventions en 2010. «On déplore entre 350 et 400 morts par an», souligne l'amiral Lagane. «Un tiers des accidents est lié à la baignade, un tiers aux loisirs nautiques, la planche à voile, le jet ski à moins de 1500 mètres du littoral, un tiers au large. Là, c'est la plaisance moteur qui pèse le plus lourd».
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Propos recueillis par Catherine Magueur du Télégramme