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Socarenam dévoile les futurs patrouilleurs d’outre-mer
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Socarenam dévoile les futurs patrouilleurs d’outre-mer

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Le chantier Socarenam de Boulogne-sur-Mer a dévoilé le 30 décembre, sur les réseaux sociaux, le design des six futurs patrouilleurs d’outre-mer (POM) de la Marine nationale. Livrables entre 2022 et 2025, ces bâtiments seront basés par paire en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie et à La Réunion. Ils remplaceront des patrouilleurs en fin de vie : les deux derniers P400 La Glorieuse et La Moqueuse, opérationnels depuis 1987 et stationnés à Nouméa ; Le Malin (ancien palangrier construit en 1997, saisi en 2004 après avoir été surpris en flagrant délit de pêche illicite dans les TAAF et transformé en patrouilleur pour La Réunion en 2011) et l’Arago, ancien bâtiment hydrographique basé à Papeete, mis en service en 1991 et converti en patrouilleur en 2002. Les POM permettront dans le même temps de combler les trous capacitaires que connaissent les territoires ultramarins depuis le désarmement d’anciens patrouilleurs qui n’ont pas encore été remplacés.

Conçues avec les architectes marseillais de Mauric, ces unités constituent une version agrandie des trois patrouilleurs Antilles Guyane (PAG, ex-PLG), bâtiments de 60.8 mètres déjà construits par Socarenam et livrés entre 2016 et 2019, les deux premiers étant basés à Dégrad-des-Cannes et le troisième à Fort-de-France. Dotés comme eux d’une coque en acier et de superstructures en aluminium, les POM mesureront 80 mètres et pourront accueillir jusqu’à 53 personnes (contre 38, dont 24 marins pour les PAG) et auront une autonomie d’un mois sans ravitaillement.

 

(©

SOCARENAM / MAURIC)

 

La principale différence réside dans l’intégration d’une plateforme et d’un abri permettant la mise en œuvre d’un drone aérien. Comme leurs aînés, les POM pourront mettre en œuvre deux grandes embarcations semi-rigides, l’une au moyen d’une rampe à la poupe et l’autre sous bossoir, ici intégré dans une niche sur la superstructure. La plage arrière disposera d’une grue et pourra accueillir un conteneur de 20 pieds. Les POM seront dotés de deux radars de navigation et un canon à eau pour la lutte contre les incendies. En matière d’armement, les vues diffusées par Socarenam montrent un canon de 20mm et des mitrailleuses autour de la passerelle panoramique. La plage avant semble néanmoins être suffisamment vaste pour accueillir une pièce plus grosse, comme le RapidFire de 40 mm que Thales et Nexter font tout pour vendre à la Marine nationale.

Dans sa communication, Socarenam précise que le programme POM comprend également une période de maintien en condition opérationnelle de cinq ans après livraison des bâtiments. Elle sera assurée par la société bretonne CNN MCO, déjà en charge de la maintenance des PAG. Comme ceux-ci, les futurs patrouilleurs verront leur coque réalisée par le chantier Socarenam de Saint-Malo, l’armement des bâtiments allant être mené à bien par le site boulonnais du groupe.

Marine nationale Socarenam