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Construction Navale
Socarenam livre son premier chalutier réalisé intégralement à Saint-Malo

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Socarenam livre son premier chalutier réalisé intégralement à Saint-Malo

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Pêche

Socarenam a livré son tout premier bateau de pêche réalisé intégralement par son site de Saint-Malo. Il s’agit du chalutier-coquiller Ferrari, commandé par l’armement costarmoricain Eouzan – Travadon. Juste après son baptême, qui s’est déroulé le 27 octobre à Saint-Quay-Portrieux, le bateau a débuté sa première campagne, alternant dès cette sortie la pêche au chalut et la coquille.

D’un déplacement lège de 63 tonnes, le Ferrari mesure 11.98 mètres de long pour une largeur maximale de 6 mètres et un tirant d’eau de 3.1 mètres. « Pour assurer une solidité importante, la coque a été construite en acier tandis que les superstructures ont été construites en aluminium pour gagner du poids dans les hauts (stabilité). Côté équipements, le plan de pont est agencé autour de deux treuils BOPP qui desservent le portique à l'arrière. Une cale à poissons permet de stocker 2 tonnes de prises tandis qu'un vaste rangement en pontée permet de stocker la cargaison dans les caisses. Le plan de pont asymétrique et très protégé facilite la circulation et le rangement des caisses directement sur le pont. Ce chalutier est conçu pour naviguer à la journée. Il dispose d'un local vie directement sous la timonerie mais aussi un poste de repos à l'avant », explique son architecte, le bureau Pierre Delion, qui réalise là son premier chalutier.

 

 

Il s’agit donc pour le concepteur comme le constructeur d’une référence importante, en particulier sur le marché des unités de 12 mètres, très actif actuellement. Pour Socarenam, le Ferrari symbolise aussi la renaissance du site de Saint-Malo. Repris en 2009 par le groupe boulonnais, ce chantier, doté d’un bassin de 91 mètres et d’un atelier aluminium, est considéré comme l’un des mieux conçus du pays. Et il bénéficie de toute l’attention de Socarenam : « Nous sommes en train de reconstruire, à Saint-Malo, un réseau de sous-traitants qui nous faisait défaut jusqu’ici et qui nous obligeait à systématiquement remorquer la coque à Boulogne pour l’armement. Désormais nous allons pouvoir réaliser des bateaux intégralement en Bretagne », nous expliquait le mois dernier Matthieu Gobert (voir l’interview intégrale). Avec Saint-Malo, Socarenam veut notamment jouer la carte de la proximité pour capter le renouvellement de la flottille de pêche bretonne.

 

(© : PIERRE DELION ARCHITECTURE

(© : PIERRE DELION ARCHITECTURE)

 

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