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Sonars : Un poisson perdu dans le golfe de Gascogne

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Sonars : Un poisson perdu dans le golfe de Gascogne

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Mi-mars, un « poisson » a été perdu au cours d'une campagne d'essais dans le golfe de Gascogne. Au cours de ces tests, un bâtiment civil avait mis à l'eau un corps remorqué devant abriter le nouveau sonar CAPTAS 4249, conçu par Thales et devant équiper les frégates multi-missions (FREMM) italiennes. Selon les informations que nous avons recueillies chez Thales, seule une antenne en céramique a été perdue, aucun équipement électronique ne se trouvant à l'intérieur. « Il n'y a aucun risque de divulgation d'informations sensibles », indique-t-on chez l'électronicien, où l'on précise que l'incident s'est produit lors d'essais constructeur. L'engin, coulant à plusieurs milliers de mètres de profondeur, a sans doute été détruit par la pression de l'eau. Aucun équipement électronique n'étant à l'intérieur, on peut subodorer que les essais concernaient plutôt la mise en oeuvre du poisson.
Pour mémoire, ce type de sonar remorqué est conçu pour abriter un sonar actif à très basse fréquence, capacité complétée par une antenne passive, destinée à l'écoute, qui se trouve soit accrochée au poisson, soit indépendante de ce corps remorqué.
Leader mondial dans ce domaine, Thales a vendu sa nouvelle génération de sonar remorqués à immersion variable (VDS) à la Royal Navy, qui a doté une partie de ses frégates du type 23 d'un sonar 2087. La France a, quant à elle, opté pour le 4229 afin d'équiper ses futures FREMM dédiées à la lutte anti-sous-marine.

Sonar 2087 (© : THALES)
Sonar 2087 (© : THALES)