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Sons des mers: l’obsession des sous-mariniers
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Sons des mers: l’obsession des sous-mariniers

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Le son des océans était à l’honneur, jeudi dernier à Brest, sous l’impulsion du pôle Mer Bretagne-Atlantique. Parmi ses invités, un commandant de sous-marin nucléaire lanceur d’engin (SNLE) pour une intervention aussi rare qu’exceptionnelle autour des sons et de la discrétion sous la mer.

« La mer est le dernier milieu opaque sur terre qui permet d’évoluer sans être vu », commence le capitaine de vaisseau Nicolas Lambropoulos, commandant du SNLE Triomphant (équipage bleu). « Vous allez partout sur terre ou dans l’espace et le moindre satellite vous détecte à des centaines de kilomètres à la ronde. En mer, un sous-marin peut se fondre et évoluer sans jamais être repéré ».

« Le son, on en a besoin et on en a peur (...) On le traque autour de nous, tout en s’efforçant d’évoluer, 24 heures sur 24, dans la plus grande discrétion ».

L’appui des Oreilles d’or

« On chasse le bruit en permanence. On écoute le moindre son pour évaluer notre environnement ». Parfaitement aveugles, les sous-mariniers progressent à l’oreille et tentent de se figurer l’activité maritime alentour à l’aide des sons détectés par trois sonars (actifs ou passifs). Un à l’avant, un sur le côté du navire et une antenne tractée sur l’arrière, avec chacun des caractéristiques spécifiques. Capter puis classifier le plus précisément

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