Disp POPIN non abonne!
Marine Marchande
SOS Méditerranée travaille pour retourner en mer en 2019

Actualité

SOS Méditerranée travaille pour retourner en mer en 2019

Marine Marchande

« Ca a été très difficile de se résoudre à arrêter l’affrètement de l’Aquarius. Mais nous n’avions plus le choix ». Francis Vallat, président de SOS Méditerranée, insiste toutefois : « on ne lâchera pas, on va continuer à sauver les gens qui se noient en Méditerranée, continuer le formidable travail de notre équipe et notre direction des opérations à qui je rends hommage ».

Jeudi dernier, l'association annonçait ne plus reconduire l’affrètement de l’Aquarius, le navire avec lequel, elle et Médecins Sans Frontières, ont sauvé près de 30.000 personnes depuis 2016. Le navire, devenu la cible prioritaire du gouvernement italien, a subi coup sur coup deux dépavillonnements et une demande de saisie préventive dans le cadre d’une enquête menée par le parquet de Catane. En se séparant de l’Aquarius, SOS Méditerranée « éteint » les procédures. L’équipe de SOS Méditerranée va  utiliser les derniers jours de l’affrètement qui court jusqu’à fin décembre pour remettre le bateau en état, c’est-à-dire en retirant les équipements médicaux et de sauvetage qui avaient été installés à bord.

« Nous avons missionné un courtier pour faire une étude de marché et trouver un nouveau navire qui corresponde à nos besoins. Nous avons déjà sept propositions et il devrait y en avoir davantage. Tous les armateurs qui nous proposent leur navire savent ce que nous faisons et sont tout à fait prêts à contracter avec nous », détaille Francis Vallat. Les bateaux, susceptibles de répondre aux besoins de l’ONG, pourraient être issus du marché de la servitude offshore. « Pour la taille, nous n’avons pas encore d’idée préconçue. On imagine même commencer avec un bateau un peu plus petit affrété pour une courte période avant de trouver l’idéal ».  En ce qui concerne le pavillon, Francis Vallat n’exclut pas des pavillons ne figurant pas sur la « liste blanche » du memorandum de Paris. « Ce qui est certain, c’est que les standards que nous appliquerons en tant qu’affréteur seront exactement les mêmes qu’actuellement. Donc nous serons toujours avec un bateau très bien entretenu, avec un très bon équipage et qui pourra passer toutes les inspections qui, de toute façon, sont notre quotidien », poursuit le président de SOS Méditerranée.

En ce qui concerne le calendrier, celui-ci est conditionné par les résultats de l’étude de marché. « Nous tablons sur un retour en mer entre février et avril prochain ».

 

Migrants