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Sous-marin argentin: Les recherches ont repris

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Interrompues vendredi dernier faute de résultats, les opérations de recherche du sous-marin argentin ont repris après la détection de ce qui est présenté comme une « anomalie acoustique » dans la zone où le San Juan a disparu. Cinq  bâtiments argentins, ainsi que le navire océanographique chilien Cabo de Hornos, ont appareillé lundi pour mener des investigations. D’ici vendredi, 9 bateaux doivent être mobilisés, dont le russe Yantar et l’américain Atlantis, tous deux embarquant des moyens capables de plonger jusqu’à 6000 mètres. Cette nuit, la presse locale rapportait qu’un mini-sous-marin russe devait inspecter un objet situé à 950 mètres de profondeur.

Il ne reste plus d’espoir de retrouver vivants les 44 membres d’équipage du San Juan, qui a sombré pour une raison inconnue après un dernier contact avec la terre le 15 novembre. Le bâtiment, en provenance d’Ushuaia, devait rentrer directement à sa base de Mar del Plata, au sud-est de Buenos Aires, après avoir signalé un problème technique. La marine argentine a évoqué un « court-circuit, un problème de batterie », sans que l’on sache si cette avarie a pu, après le contact, être responsable de la perte du sous-marin, probablement liée à une explosion.

Le San Juan était l’un des trois sous-marins de la marine argentine et l’une des deux unités du type TR 1700. Sistership du Santa Cruz, mis en service en 1984, le San Juan a comme son aîné été construit en Allemagne. Opérationnel depuis 1985, ce bâtiment de 66 mètres et 2264 tonnes en plongée était sorti d’un important chantier de modernisation en 2014. Comme tous les sous-marins traditionnels, il est équipé de moteurs diesels pour naviguer en surface et recharger un parc de batteries qui alimente, en plongée, le moteur électrique de propulsion.