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Sous-marins australiens : DCNS signe son premier contrat opérationnel

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Sous-marins australiens : DCNS signe son premier contrat opérationnel

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Retenu en avril dernier par le gouvernement australien à l’issue d’une âpre compétition internationale, DCNS a signé son premier contrat opérationnel dans le cadre du programme SEA 1000 de nouveaux sous-marins de la Royal Australian Navy. L’annonce a été faite hier par les autorités de Canberra, qui ont également officialisé le choix de l’Américain Lockheed Martin pour fournir le système de combat des bâtiments. « C’est une étape importante pour le programme. Ce contrat permet à DCNS de débuter la phase initiale des futurs sous-marins australiens. DCNS est engagé auprès de l’Australie pour lui permettre d’acquérir une supériorité régionale dans la construction des sous-marins à Adélaïde et l’amener à développer une souveraineté industrielle en matière navale », se félicite Hervé Guillou, président de DCNS.  Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a aussi salué cette annonce : « Ceci constitue une première étape clé dans la mise en œuvre du choix par l’Australie d’un partenariat de long terme avec la France dans le domaine stratégique des sous-marins. La France, et particulièrement le ministère de la Défense, restera pleinement mobilisée pour accompagner le bon déroulement de ce programme dans les meilleures conditions ».

Lockheed Martin pour le système de combat

Concrètement, ce contrat, dit de « Design et Mobilisation », est présenté comme « fondateur » puisqu’il servira de base aux travaux préliminaires qui précèderont le lancement définitif de SEA 1000, passant par les marchés liés aux études détaillées et, en bout de course, à la notification de la construction des bateaux. Cette première phase, qui ancre donc le choix de Canberra en faveur de la proposition française, va permettre à DCNS de se coordonner avec les autres acteurs du projet, à commencer par Lockheed Martin, avec lequel il va falloir développer des interfaces, et les industriels australiens. Le contrat permettra aussi d’initier les travaux de conception vers un design préliminaire des sous-marins et d’étudier plus avant leur industrialisation à Adelaide. Il s’agit donc d’une première étape dans un processus long et complexe - ce qui est normal pour un projet d’une telle envergure – qui doit comprendre par la suite, au fil de l’avancée des travaux et négociations, la notification d’autres contrats aboutissant au design définitif puis à la commande du premier bâtiment. Celle-ci ne devrait, en toute logique, pas intervenir avant 2018, aucun calendrier n’étant toutefois précisé.

Jusqu’à 12 sous-marins 

Pour mémoire, jusqu’à 12 sous-marins seront réalisés dans le cadre de SEA 1000, avec une livraison de la tête de série prévue d’ici 2030. Le coût du programme est évalué à 50 milliards de dollars australiens (environ 34 milliards d’euros). Cette somme comprend la construction de 12 bâtiments, qui doit générer localement 2900 emplois, ainsi que la réalisation d’infrastructures et le maintien en condition opérationnelle de la nouvelle flotte sous-marine australienne durant 25 ans.

DCNS, qui était en compétition face aux Allemands et Japonais, a emporté le processus d’évaluation compétitive avec un modèle baptisé Shortfin Barracuda, de 97 mètres et 4500 tonnes en plongée. Il s’agit d’une version conventionnelle et adaptée aux besoins australiens des nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque français en cours de construction à Cherbourg.

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