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Sous-marins australiens : Jeumont parmi les principaux bénéficiaires français

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Sous-marins australiens : Jeumont parmi les principaux bénéficiaires français

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Alors que les négociations se poursuivent entre la France et l’Australie en vue de la commande, fin 2016/début 2017, de 12 sous-marins océaniques du type Shortfin Barracuda, Jeumont Electric annonce qu’il doit fournir le « pack propulsion » des futurs bâtiments. Basé dans le département du Nord, le groupe fabriquera dans cette perspective des moteurs synchrones à aimants permanents associés aux armoires d’électronique de puissance et dispensera les formations de maintenance sur ses machines. « Jeumont Electric travaillait depuis octobre 2015 sur les offres techniques et commerciales. L’entreprise, spécialiste reconnu dans les machines électriques tournantes depuis plus d’un siècle, se positionne dans le top 5 des prestataires les plus importants et stratégiques sélectionnés », explique l’industriel français, qui travaille depuis longtemps avec DCNS sur les bâtiments produits par le groupe naval au profit de la Marine nationale et à l'export.

Bien que les futurs sous-marins australiens doivent être réalisés en transfert de technologie à Adelaide, DCNS doit bénéficier largement de ce programme colossal, évalué à 34 milliards d’euros. Rien qu’en ingénierie, les bureaux d’études du groupe, en particulier à Lorient, devraient récupérer 4 millions d’heures de travail, alors que différents autres sites seront impliqués d’un point de vue industriel, comme Cherbourg, Nantes-Indret et Ruelle, le niveau de charge allant dépendre des discussions avec les Australiens, qui doivent notamment fixer le cadencement de la production de leurs futurs sous-marins. En dehors de Jeumont, d’autres équipementiers français sont également concernés, comme Thales pour les systèmes sonar.  

Naval Group (ex-DCNS) Marine australienne