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Sous-marins : Navantia débute la construction du second S80 pour l'Armada

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Sous-marins : Navantia débute la construction du second S80 pour l'Armada

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La construction de la seconde unité du programme S80 a débuté, mi-décembre, aux chantiers espagnols Navantia de Carthagène. Alors que la première tôle de ce bâtiment était découpée, intervenait dans le même temps la mise sur cale de la tête de série. Destinés à remplacer les vieux sous-marins du type français Daphné, les S80, pour le moment commandés à quatre exemplaires, mesureront 70.05 mètres de long pour 7.3 mètres de diamètre. Leur déplacement, de 2198 tonnes en surface, atteindra 2426 tonnes en plongée. Dérivés des Scorpène, dont Navantia a appris progressivement la construction au contact de DCNS, ces navires seront plus gros que le produit développé avec les Français pour le marché export. Ils disposeront d'un système de combat développé par Lockheed Martin et d'armements américains, notamment des missiles de croisière Tomahawk. Les S80 seront, par ailleurs, dotés d'un système de propulsion en circuit fermé développé en Espagne.
Il s'agit donc de navires faisant appel à des technologies de pointe, d'autant plus complexes à réaliser que les industriels espagnols n'avaient jamais développé le moindre sous-marin de conception nationale. Si Navantia compte sur l'expérience acquise au contact de DCNS dans le cadre des programmes Scorpène, ainsi que sur l'aide américaine, divers problèmes techniques auraient, déjà, été rencontrés sur les S80.
Notifié en 2005, le programme doit voir la livraison des quatre bâtiments à la flotte espagnole en 2013, 2014 et 2015. Navantia espère, également, vendre se produit à l'export. Une première tentative a échoué avec le Pakistan, qui n'a retenu que le 214 allemand et le Scorpène comme finalistes. Le S80 serait, toutefois, toujours en compétition en Turquie. Un contrat avec Taïwan est également évoqué depuis longtemps. En effet, si les Etats-Unis se sont engagés à fournir des sous-marins à Taipeh, ils ne disposent plus, nationalement, des compétences pour réaliser des bâtiments à propulsion conventionnelle.

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