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Sous-marins : une troisième génération de Casabianca en construction

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Sous-marins : une troisième génération de Casabianca en construction

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Commandé en juillet dernier, le sixième et dernier sous-marin nucléaire d’attaque du type Suffren entre déjà en phase de production. Si Naval Group n’en est pas encore au stade de découpe de tôles, les travaux ont débuté sur les équipements les plus longs à approvisionner. Livrable en 2029, ce bâtiment de 99.5 mètres de long pour 8.8 mètres de diamètre affichera un déplacement d’environ 5300 tonnes en plongée. Armé par 65 marins, il disposera de quatre tubes permettant de mettre en œuvre des torpilles lourdes F21, des missiles de croisière navals (MdCN) et des missiles antinavire Exocet SM39, avec la capacité de déployer également des mines. Les installations internes permettront de loger (hors tubes) 20 torpilles et missiles. Comme les autres SNA réalisés dans le cadre du programme Barracuda, il pourra également embarquer un module pour les opérations spéciales, ce dock amovible pouvant abriter le matériel des commandos et nageurs de combat, dont le nouveau propulseur sous-marin PSM3G. 

Ce SNA suivra la tête de série du programme Barracuda, le Suffren (qui débutera ses essais dans les semaines à venir pour une livraison prévue dans le courant de l’année), le Duguay-Trouin (dont la coque sera bientôt fermée et qui doit rallier la marine en 2022), puis le Tourville, attendu en 2023, le De Grasse en 2025 et le Rubis en 2027.

 

Le Suffren en juillet 2019, peu avant sa mise à l'eau (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Suffren en juillet 2019, peu avant sa mise à l'eau (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le futur sous-marin Casabianca (© SNA CASABIANCA - MARINE NATIONALE)

Le futur sous-marin Casabianca (© SNA CASABIANCA - MARINE NATIONALE)

 

Le nom d’un officier corse de la fin du XIXème siècle

La dernière unité du programme Barracuda reprendra quant à elle le nom de Casabianca, actuellement porté par le troisième SNA du type Rubis, en service depuis 1987. Ce dernier est d’ailleurs le seul des six bâtiments de la série à ne pas porter un nom de pierre précieuse. Le sien est celui, généralement méconnu du grand public, d’un officier de marine corse, Luzio de Casabianca (1762-1798). Enseigne de vaisseau dans l’escadre de l’amiral de Grasse lors de la campagne américaine, il participe à plusieurs batailles contre la Royal Navy à bord du vaisseau Le Zélé, dont celle décisive de la Chesapeake (septembre 1781), victoire française entrainant la reddition des troupes britanniques à Yorktown et de là l’indépendance des Etats-Unis.

 

La bataille de la Chesapeake entre les flottes française et anglaise (© DR)

La bataille de la Chesapeake entre les flottes française et anglaise (© DR)

 

Devenu capitaine de vaisseau en 1793, Casabianca s

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