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Soutien gouvernemental au classement du phare de Cordouan à l'UNESCO

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Le ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, le ministre de la Culture, Franck Riester, et la ministre chargée des Transports, Élisabeth Borne, soutiennent la candidature du phare de Cordouan à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO portée par le ministère de la Culture. La proposition a été déposée officiellement ce jour par la France auprès de l’UNESCO, en vue d’une inscription en juillet 2020.

Un phare unique au monde

Situé à l’embouchure de l’estuaire de la Gironde depuis plus de 400 ans, Cordouan est le plus ancien des phares français encore en activité et le deuxième au monde après celui de Gênes. Entré officiellement en service en 1611, le phare continue à guider, comme il le fait depuis plus de 400 ans, les marins à l’entrée du port de Bordeaux. Il marque l’embouchure de la Gironde en arrivant du large et matérialise les dangers potentiels pour les navigateurs. Il est entretenu par les services de la direction interrégionale de la mer Sud-Atlantique, service déconcentré du ministère de la Transition écologique et solidaire (direction des affaires maritimes).

Le site présente de nombreux atouts. Classé monument historique dès 1862, en même temps que la cathédrale Notre-Dame de Paris, son architecture grandiose en fait un « Versailles de la mer ». Attirés par le prestige du « phare des rois », les meilleurs ingénieurs de France y ont expérimenté leurs innovations. Ainsi, Augustin Fresnel y a testé en 1823 sa lentille à échelon qui révolutionnera le système d’éclairage des côtes du monde.

« Des milliers de visiteurs du monde entier prennent chaque année le large pour découvrir ce somptueux monument qui fait la fierté de la signalisation maritime nationale. Cordouan est à la fois une prouesse architecturale et un terrain d’innovation. L’inscription du phare sur la liste du patrimoine mondial consacrerait les efforts de valorisation de ce patrimoine exceptionnel », a souligné François de Rugy.

 « Le phare de Cordouan représente un chef-d’œuvre du génie créateur humain par son architecture unique, résultant de la volonté de concevoir un ouvrage de signalisation maritime comme un monument digne des anciennes Merveilles du Monde. Il témoigne de l’ingéniosité des hommes à ériger un édifice de la plus haute ambition artistique au sein d’un environnement maritime inhospitalier.», a souligné Franck Riester.

« Ce choix de la France va pour un monument qui est tout à la fois un fleuron du patrimoine culturel et architectural, mais aussi un emblème de l'aide à la navigation maritime, qui depuis des siècles a su guider les marins et leurs embarcations afin de les prévenir des dangers en mer » a souligné Elisabeth Borne.

Une portée internationale

Lancée officiellement en 2016, la candidature de Cordouan a mobilisé les ministères de la Transition écologique et solidaire et de la Culture, les acteurs locaux rassemblés au sein du syndicat mixte pour le développement durable de l’estuaire de la Gironde (SMIDDEST), gestionnaire du phare et de l’ensemble des élus. Cette candidature a fait l’objet d’une importante mobilisation citoyenne.

Proposée par la France au titre des biens culturels, la candidature de Cordouan doit maintenant être instruite par les experts du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS). Ils vont évaluer, pendant 18 mois, la valeur universelle exceptionnelle du phare de Cordouan selon les critères de l’UNESCO. La décision sera prise à l’été 2020

Communiqué du 31 janvier 2019