Construction Navale
STX France dévoile un bâtiment pour l'hydrographie et la guerre des mines

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STX France dévoile un bâtiment pour l'hydrographie et la guerre des mines

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Défense

Les chantiers de Saint-Nazaire, en ligne avec leur volonté de se renforcer sur le marché militaire, viennent de dévoiler à l’occasion d’Euronaval un concept de bâtiment multi-missions conçu notamment pour la guerre des mines et les opérations hydro-océanographiques.

A l’issue d’une phase d’études et de discussions avec des experts de l’Ifremer, du service hydrographique et océanographique ainsi que des spécialistes du déminage de la marine française, les ingénieurs de STX France ont imaginé une plateforme polyvalente longue de 84 mètres pour une largeur de 15 mètres et un déplacement d’environ 4000 tonnes.

 

(© : STX FRANCE)

(© : STX FRANCE)

 

Vaste pont modulaire et un LARS innovant

Le bâtiment est doté de 575 m² d’espaces ouverts dont un vaste pont de travail modulaire. Ce dernier peut accueillir des vedettes hydrographiques, des drones, des semi-rigides et des conteneurs (logements pour 8 EVP). Il est équipé d’un LARS (Launch and recovery system) innovant comportant un portique et un système manutention sur rails pour guider sur le pont, déployer et récupérer les différents types d’engins facilement et en toute sécurité.

 

DiviceSeas en version hydrographie (© : STX FRANCE)

DiviceSeas en version hydrographie (© : STX FRANCE)

 

Moyens scientifiques

Dans sa configuration scientifique, DeviceSeas embarque l’ensemble des équipements permettant d’étudier et de cartographier les fonds et l’environnement marins. On trouve sous la coque une gondole conçue pour accueillir les principaux senseurs, dont un sondeur multifaisceaux de 16 mètres. Alors que la propulsion électrique silencieuse permet d’améliorer la qualité des données recueillies, le navire adopte une étrave inversée, design évitant les perturbations engendrées par les bulles d’air sur les antennes de la gondole (phénomène de bubble sweepdown). Le navire dispose d’une salle de traitement de données et 110 m² de laboratoires sous forme d’espaces reconfigurables (3 à 5 laboratoires). 

 

DiviceSeas en version guerre des mines (© : STX FRANCE)

DiviceSeas en version guerre des mines (© : STX FRANCE)

 

Des drones pour la chasse aux mines

Réalisé en acier, mais offrant des signatures acoustique et magnétique réduites, précise-t-on chez STX France, DeviceSeas est aussi adapté à la guerre des mines. Dans cette fonction, il sert de bateau-mère pour l’emploi à distance de la zone de danger de drones. Un hangar, dans le prolongement du pont de travail, peut accueillir jusqu’à quatre gros drones sous-marins (AUV). Eux-aussi sont déployés via le système sécurisé de manutention, tout comme des drones de surface (USV) logés sur le pont. Ces derniers sont chargés de mettre en œuvre des sonars remorqués et de petits AUV ou robots télé-opérés (ROV) pour la détection et l’identification des mines, ainsi que des robots de destruction. Doté d’une zone de stockage de matériel sous le pont et de locaux dédiés aux plongeurs, DeviceSeas peut également mettre en œuvre des drones aériens (UAV), avec une plateforme pour des engins de plus de 400 kg et un hangar pour deux machines (type Camcopter S-100). Ces moyens aériens servent pour des missions de reconnaissance et de relais de communication avec les USV et AUV déployés dans le cadre de la chasse aux mines.

 

DiviceSeas en version guerre des mines (© : STX FRANCE)

DiviceSeas en version guerre des mines (© : STX FRANCE)

 

D'autres types de missions

Doté de deux propulseurs azimutaux et d’une puissance installée de 9300 kW, DiviceSeas peut atteindre la vitesse de 16 nœuds et dispose d’un système de positionnement dynamique (DP2).  Grâce à sa polyvalence et ses capacités, il peut selon STX France mener d’autres types de missions, comme les opérations spéciales, la surveillance et le sauvetage en mer, l'assistance humanitaire en cas de catastrophe naturelle ou encore la lutte contre la pollution. 

Mis en œuvre par un équipage de 30 marins, le bâtiment dispose de logements pour 30 personnes supplémentaires. Son autodéfense est assurée par un canon télé-opéré de 20mm à l’avant, auquel s’ajoutent des mitrailleuses.

 

DiviceSeas en version soutien humanitaire (© : STX FRANCE)

DiviceSeas en version soutien humanitaire (© : STX FRANCE)

Chantiers de l'Atlantique (ex-STX France)