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STX France inaugure le topside de la sous-station Rentel

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Construction Navale

Le chantier STX France de Saint-Nazaire a inauguré hier la partie haute (topside) du « Q34 », sous-station électrique destinée au champ éolien offshore Rentel, construit dans les eaux belges de la mer du Nord. Embarquée sur la barge Osprey Valiant, l’imposante structure de 30x24x17 mètres et d’un poids de 1200 tonnes va être remorquée jusqu’en Belgique. Si la météo le permet, le convoi partira en cette fin de semaine et devrait mettre 5 jours pour rallier la zone d’installation, à une quarantaine de kilomètres au large de Zeebrugge.

 

Nathalie Oosterlinck, directrice générale de Rentel, coupant le ruban retenant la bouteille de champagne 

(© STX FRANCE - BERNARD BIGER)

Laurent Castaing (DG de STX France), Nathalie Oosterlinck (DG de Rentel), Frédéric Grizaud (directeur de la BU Energies Marines de STX France), Didier Margraitte (Directeur Europe du Sud de GE) et Jan Vandenbroeck (directeur SDI​​​, filiale de DEME) © MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU

 

DEME en charge de l’installation

Normalement, le topside doit être acheminé directement sur place et posé dans la foulée sur la pièce de transition surmontant une fondation monopile de 78 mètres. Fabriqués respectivement en Espagne et aux Pays-Bas, ces deux éléments ont été installés en septembre dernier par l’Innovation, un grand navire de pose de DEME. C’est une autre unité de l’armement belge qui va maintenant se charger du topside. Il s’agit du Rambiz, une barge grue d’une capacité de levage de 3300 tonnes.

 

Le Rambiz, installant ici une fondation de type jacket (© DEME)

 

La météo étant actuellement très capricieuse et difficilement prévisible, si elle ne permet pas un transit direct jusqu’au site, les équipes de STX France et DEME ont prévu plusieurs ports de repli possibles entre Brest et la Belgique.

Installation et mise en service

La pose du topside devrait prendre 24 heures environ. Il faudra le solidariser avec sa fondation, puis effectuer la connexion avec les 42 futures éoliennes Siemens de 7.35 MW de Rentel. Les fondations monopiles de ces machines ont déjà été installées, de même que les câbles par lesquels transitera jusqu’à la sous-station l’électricité qu’elles produiront. Les mâts, turbines et pales des éoliennes seront mises en place à partir du mois de mai, en vue d’un début de production le mois suivant et d’une mise en service complète du parc à la fin de l’année. Pour cela, en dehors des câbles provenant des éoliennes, il faudra aussi connecter la sous-station au câble export qui rejoint la côte et alimentera le réseau électrique belge.

 

Vue du futur parc Rentel avec sa sous-station (© STX FRANCE)

 

Totalement automatisée, la sous-station, d’une puissance de 309 MW, servira de relais de pilotage du champ éolien, mais sa fonction principale sera d’élever le courant produit par les éoliennes (33.000 volts) en 220.000 volts avant de le renvoyer vers la terre. A cet effet, le topside accueille l’ensemble des installations électriques nécessaires, dont un transformateur de 300 tonnes livré par General Electric. Dans l'une de nos prochaines éditions, nous reviendrons en détail sur ces équipements avec une visite du topside.  

 

(© MER ET MARINE - VINCVENT GROIZELEAU)

 

Premier contrat EPCI

Confirmé en avril 2016 par le consortium Otary, en charge du développement de Rentel, le Q34 est le premier équipement réalisé dans la nouvelle usine Anemos de STX France, dédiée aux énergies marines. Ce projet constitue aussi, et c'est une étape cruciale, le premier contrat EPCI remporté par l’entreprise dans le domaine des sous-stations électriques. Un marché « clés en main » au travers duquel le chantier nazairien est responsable de l’ensemble du projet, de la conception à la mise en service, en passant par la construction, le transport et l’installation. Pour la partie électrique, STX France s’est appuyé comme on l’a vu sur les compétences de GE, le transport et l’installation étant sous-traités à DEME.

Les premières commandes françaises espérés rapidement

Alors qu’une autre sous-station encore plus imposante, le P34 (385 MW, 4000 tonnes) est en achèvement en vue d’une livraison au printemps, STX France est en compétition pour décrocher d’autres projets à l’international. Le chantier espère aussi remporter enfin, dans les mois qui viennent, ses premiers contrats sur le marché national. A ce titre, il est en lice, en groupement avec GE et DEME, sur les trois premiers appels d’offres concernant des parcs éoliens offshore en France. Lancés en 2016, ils concernent les projets d’EDF EN au large de Guérande, Courseulles-sur-Mer et Fécamp. Chaque parc sera équipé d’une énorme sous-station d’environ 500 MW.

 

STX FRANCE (Chantiers de Saint-Nazaire)