Construction Navale
STX France : La production menacée par un mouvement social

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STX France : La production menacée par un mouvement social

Construction Navale

Lancé fin avril, un mouvement de grève soutenu par la CGT de STX France pour réclamer la revalorisation des salaires a entrainé le blocage de l’atelier d’usinage du chantier naval de Saint-Nazaire. Tant et si bien que le tarissement du flux de pièces métalliques menace désormais l’activité des autres ateliers chargés, à partir de la matière première qui n’arrive plus, de la fabrication des panneaux servant eux-mêmes à réaliser les blocs constituant les coques de navires. Si aucune solution n’est trouvée entre les grévistes et la direction, les autres personnels se retrouveront rapidement au chômage technique. De plus, l'arrêt de la production aurait évidemment des conséquences pour les sous-traitants et intérimaires travaillant dans les activités de coques métalliques. Alors que 90 salariés étaient déjà en RTT imposés le 12 mai, l’atelier des panneaux plans (200 salariés et 75 intérimaires) ne pourra fonctionner au-delà de mercredi ou jeudi. Suivrait l’atelier « 120 tonnes » où travaillent notamment 200 employés de la société nazairienne Mecasoud.

Eviter la « catastrophe industrielle »

Face à cette situation, la direction du chantier, qui emploie plus de 2600 personnes, a convoqué vendredi dernier un comité d’entreprise extraordinaire afin de recueillir, comme le veut la loi, l’avis du CE sur une demande, auprès du ministère du Travail, de convention d’activité partielle pour l’entreprise. En clair, la possibilité de mettre en chômage technique une partie du personnel, faute d'activité. Afin de trouver une issue au conflit, la direction a accepté d'ouvrir une négociation, qui doit débuter ce lundi mais était conditionnée vendredi à la reprise du travail dans les ateliers. A l'issue du CE extraordinaire, la CFDT et la CFE CGC ont exhorté « les deux parties à trouver une porte de sortie "honorable" » avant que l’outil de production soit complètement bloqué. Selon la CFDT : « l’arrêt de ces ateliers (panneaux plans, 120 tonnes..., ndlr) est considéré, par la direction, comme une "catastrophe industrielle" car leur redémarrage sera difficile avec un impact déjà évident sur le J34 (le futur paquebot Celebrity Edge, ndlr). De plus, de nombreux sous-traitants, faute de travail, sont repartis vers d’autres marchés et ces capacités seront difficiles à retrouver ».

 

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