Construction Navale
STX France lance la construction du plus gros paquebot du monde

Actualité

STX France lance la construction du plus gros paquebot du monde

Construction Navale

C’est désormais certain, le « A34 », dont la construction a débuté hier au chantier STX France de Saint-Nazaire, sera bel et bien le plus gros paquebot du monde. Le navire, commandé le 27 décembre 2012 par le groupe américano-norvégien Royal Caribbean Cruises Ltd, est une version améliorée et légèrement plus volumineuse de ses aînés, les Oasis of the Seas et Allure of the Seas (362 mètres de long, 47 mètres de large, 227.000 GT de jauge et 2700 cabines), livrés en 2009 et 2010 par le chantier STX de Turku, en Finlande. Par rapport aux deux premiers navires de la série, le nouveau paquebot, dont le nom ne devrait pas être révélé avant l’année prochaine, devrait gagner quelques milliers de « tonneaux » et présentera différentes nouveautés. Celles-ci sont, pour l’heure, gardées secrètes par RCCL, qui concentre d’abord sa communication sur les nouvelles unités de la classe Quantum of the Seas (348 mètres de long, 41 mètres de large, 167.800 GT et 2090 cabines), construits en Allemagne chez Meyer Werft et dont la tête de série sera mise en service en novembre 2014.

 

 

L'Oasis of the Seas (© RCI)

L'Oasis of the Seas (© RCI)

 

 

Améliorations significatives de l’efficience énergétique

 

 

L’armateur américain a, cependant, confié que son futur mastodonte, dont le coût dépassera 900 millions d’euros, sera l’un des paquebots, si ce n’est  le paquebot, le plus économe en carburant. « L’Oasis et l’Allure sont déjà les navires les plus efficients énergétiquement mais celui-ci sera à un standard encore plus élevé. Nous aurons une grande amélioration sur la consommation de carburant et les émissions de gaz », explique Richard Fain, président de RCCL. L’armateur a, ainsi, demandé à STX France de plancher sur la partie propulsion/énergie, de manière à réduire significativement les besoins en carburant. De même, l’Oasis 3 sera doté de scrubbers (épurateurs d’émissions polluantes) afin de filtrer les particules générées par la combustion du fuel et, ainsi, éviter les rejets d’oxyde de soufre (SOx) et d’oxyde d’azote (NOx). Ces évolutions constituent pour le chantier nazairien un challenge technique dans la mesure où ces équipements, encombrants, doivent être logés dans des espaces quasiment identiques, en termes de volumes, à ceux des deux premiers navires de la série. On notera que c’est notamment grâce aux programmes de recherche lancés par le chantier ces dernières années dans le domaine de l’efficience énergétique que STX France a été en mesure de répondre aux attentes de son client. « Je me félicite que nous ayons lancé ces programmes de R&D car ils portent aujourd’hui leurs fruits », souligne Laurent Castaing, directeur général de STX France.

 

 

Cérémonie de la découpe de la première tôle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cérémonie de la découpe de la première tôle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Cérémonie de la découpe de la première tôle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cérémonie de la découpe de la première tôle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Cérémonie de la découpe de la première tôle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cérémonie de la découpe de la première tôle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Cérémonie de la découpe de la première tôle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cérémonie de la découpe de la première tôle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Cérémonie de la découpe de la première tôle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cérémonie de la découpe de la première tôle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Cérémonie de la découpe de la première tôle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Cérémonie de la découpe de la première tôle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

400.000 pièces à usiner et jusqu’à 2000 personnes mobilisées

 

Pour l’heure, pas moins de 300 personnes sont mobilisées dans les bureaux d’études sur ce projet pharaonique, qui représente 10 millions d’heures de travail pour le chantier et ses sous-traitants. C’est trois fois plus qu’un grand  paquebot classique comme le MSC Preziosa (333 mètres, 140.000 GT, 1751 cabines) et cinq fois plus que le navire de luxe Europa 2 (225 mètres, 42.830 GT, 258 cabines), tous deux livrés au printemps dernier par Saint-Nazaire. « Avec le démarrage de la production, cette semaine, les équipes dédiées à ce projet vont progressivement s’accroître pour atteindre plus de 2000 personnes », précise Jean-Yves Jaouen, directeur des opérations de STX France.

La construction du A34 va représenter une charge de travail colossale, d’abord au niveau des études, les Finlandais ayant apparemment rechigné à transférer leurs plans à Saint-Nazaire, dont les équipes reconçoivent en outre de nombreuses parties du paquebot pour tenir compte des modifications souhaitées par RCCL. A ce titre, ingénieurs et architectes de STX France travaillent en étroite collaboration avec la direction technique de la compagnie, réputée comme l’une des meilleures du monde.

Au niveau de la fabrication, ce sont pas moins de 400.000 pièces métalliques de 5 à 20mm d’épaisseur qu’il va falloir produire, représentant quelques 60.000 tonnes d’acier. Ces pièces vont ensuite être assemblées afin de former des blocs, le premier devant être mis sur cale en avril prochain par le « Très Grand Portique », un nouvel outillage qui présentera une capacité de levage de 1400 tonnes, le double de celle de son aîné. « C’est typiquement avec ce type de grands navire que le TGP offre le plus de rentabilité », note Laurent Castaing. La mise sur cale signera le début de l’assemblage de la coque, dont la mise à flot est prévue en mai 2015. A l’issue de la phase d’armement et des essais en mer, une première sortie au large de Saint-Nazaire étant prévue en février 2016, la livraison du A34 est prévue au printemps 2016.

 

 

Le chantier STX France (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le chantier STX France (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Le redémarrage des chantiers

 

Grâce à cette commande, Saint-Nazaire sort enfin d’une phase éprouvante durant laquelle la ville a craint pour l’avenir de la navale. « Ce paquebot géant représente le redémarrage des chantiers après une période difficile et angoissante. On était dans le creux de la vague et c’est là que les chantiers ont pris l’une des plus belles commandes de leur histoire. Quand la nouvelle a été annoncée, tout le monde a bondi de joie », explique Joël Batteux. Pour le maire de Saint-Nazaire, le démarrage de la construction de l’Oasis 3 est plus que symbolique. Même si STX France doit encore engranger des contrats pour sortir durablement la tête de l’eau, un mouvement s’est selon lui engagé. « Evidemment, ce bateau ne règle pas tout et j’espère que nous aurons d’autres bonnes nouvelles dans les prochains mois, qu’il s’agisse de navires et d’éolien offshore. Mais l’impact est d’abord dans les têtes. Quand les bateaux reviennent, le moral revient ». Avec évidemment une embellie pour l’emploi et des retombées économiques pour la ville, dont l’image va aussi en profiter. « D’ici le printemps, les effectifs du chantier seront revenus au niveau d’avant la crise. La construction de ce bateau va, en plus, générer de nombreuses visites, et puis nous aurons l’arrivée de l’équipage qui va de nouveau transformer Saint-Nazaire en ville internationale». Joël Batteux note, également, que l’Oasis 3 représente une formidable vitrine pour l’industrie française : « C’est de nature à redonner confiance dans la construction navale. Cela montre que nous sommes toujours dans la course, avec une reconnaissance du savoir-faire, de la performance technique et de la compétitivité ». Des propos que ne contredira pas Laurent Castaing, manifestement aux anges, hier, lors de la cérémonie de découpe de la première tôle du A34 : « C’est un moment très important. Compte tenu de la situation actuelle, il symbolise la relance des chantiers. L’espoir renait et tout le monde se rend compte que ce chantier est l’un des très rares au monde à être capable de réaliser un objet aussi complexe et de le faire si vite. Ce navire est vraiment exceptionnel, ce sera le plus grand du monde, quelque chose d’énorme ! »

 

 

Le départ de Sovereing of the Seas, en décembre 1987 (© STX FRANCE)

Le départ de Sovereing of the Seas, en décembre 1987 (© STX FRANCE)

 

 

Dans le sillage d’une prestigieuse lignée de géants

 

 

Comme le rappelle le patron de STX France, « le chantier de Saint-Nazaire a souvent été pionnier en termes de taille et d’avancées technologiques ». On pense évidemment aux célèbres Normandie (1935) et France (1962), et bien sûr au Queen Mary 2. Le « G32 » qui, hasard du calendrier, se préparait il y a 10 ans tout juste à larguer les amarres pour sa première sortie en mer, intervenue le 25 septembre 2003. Un bateau devenu mythique à Saint-Nazaire, une autre prouesse technique que le chantier français a offert à l’histoire maritime. Avant lui, c’est encore avec un paquebot géant que Saint-Nazaire avait connu une seconde vie, au milieu des années 80. Etrillés par la concurrence asiatique, comme leurs homologues européens, les Chantiers de l’Atlantique étaient au bord du gouffre, menacés de fermeture, lorsque RCCL a signé la commande, le 29 juillet 1985, du Sovereign of the Seas. Le « A29 », premier grand paquebot de l’ère moderne, le plus gros du monde à l’époque (268 mètres, 74.000 GT, 1141 cabines). Malgré un outil industriel bien moins performant que celui dont ils disposent aujourd’hui, les chantiers réaliseront avec ce bateau un véritable tour de force. Entre la découpe de la première tôle, en mars 1986, et la livraison, en décembre 1987, il ne s'écoulera que 21 mois, le A29 étant même livré avec quatre jours d’avance sur la date prévue. « Le Sovereign a été mon premier navire en tant que jeune ingénieur et ce fut une expérience inoubliable », confie Laurent Castaing, qui n’a pas manqué, hier, d’évoquer le A29 au début de son discours.

 

 

La construction du Sovereign of the Seas (© STX FRANCE)

La construction du Sovereign of the Seas (© STX FRANCE)

 

La construction du Sovereign of the Seas (© STX FRANCE)

La construction du Sovereign of the Seas (© STX FRANCE)

 

Le Sovereign of the Seas partant pour ses essais en mer (© STX FRANCE)

Le Sovereign of the Seas partant pour ses essais en mer (© STX FRANCE)

 

 

Un magnifique souvenir que partage également Richard Fain, déjà à la barre de RCCL à l’époque. « C’était il y a 27 ans. La décision de construire ce navire a été un véritable défi et le Sovereign a ensuite rencontré un très grand succès ». Le patron du numéro 2 mondial de l’industrie de la croisière reste d’ailleurs marqué par cette aventure vécue en France. « La construction et la livraison de ce navire furent des moments fantastiques. Il y avait un esprit vraiment spécial entre la compagnie, le chantier et la communauté locale. C’est le produit d’une passion que nous partageons ensemble ». Pas étonnant donc que Richard Fain se dise aujourd’hui « très heureux de revenir » à Saint-Nazaire où, après le Sovereign of the Seas, le groupe a fait construire 11 autres paquebots : Nordic Empress (1990), Monarch of the Seas (1991), Majesty of the Seas (1992), Legend of the Seas (1995), Splendour of the Seas (1996), Rhapsody of the Seas (1997), Vision of the Seas (1998), Celebrity Millennium (2000), Celebrity Infinity (2001), Celebrity Summit (2001) et Celebrity Constellation (2002). Cela fait de Royal le premier client de Saint-Nazaire, juste devant MSC Cruises et ses 10 paquebots livrés entre 2003 et 2013, auxquels s’ajoutent deux unités construites pour Festival Cruises et rachetés par l’armateur italo-suisse après la faillite de celle-ci. 

 

 

Paquebot de la classe Oasis of the Seas (© RCI)

Paquebot de la classe Oasis of the Seas (© RCI)

 

 

Oasis et Allure : Un succès considérable aux Caraïbes

 

 

Le partenariat entre Saint-Nazaire et RCCL renait donc aujourd’hui avec la poursuite d’un projet titanesque lancé il y a plus de six ans. C’est le 5 février 2006 que l’armateur avait créé l’évènement en annonçant la commande, au chantier de Turku, de deux paquebots géants surclassant de très loin tous les plus grands navires de croisière en service ou en construction. Y compris ses propres mastodontes, les trois unités de la classe Freedom of the Seas (339 mètres, 158.000 GT, 1817 cabines) et les cinq de la classe Voyager of the Seas (311 mètres, 138.000 GT, 1557 cabines), mis en service entre 1999 et 2008 et qui constituaient jusque là un record pour l’industrie. Seul le Queen Mary 2 (345 mètres, 145.000 GT, 1310 cabines) de la compagnie britannique Cunard venait s’insinuer dans se peloton de tête des plus grands paquebots. Avec le projet Genesis, Royal Caribbean a frappé un très grand coup en se fixant un challenge que même son grand rival, le groupe américain Carnival Corporation, n’a pas encore osé relever, renonçant jusqu’ici à lancer son projet Pinnacle de paquebot géant. Il restait cependant à voir comment le marché allait accueillir ces bateaux hors normes, dont la taille est telle qu’ils ne peuvent pénétrer dans la plupart des ports. Sans compter la problématique du remplissage, chaque navire devant embarquer quelques 300.000 passagers par an !

 

 

Richard Fain et Adam Goldstein (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Richard Fain et Adam Goldstein (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Pour relever ce défi, RCCL, connue dans l’industrie de la croisière pour son esprit très innovant, a imaginé un design exceptionnel, non seulement au niveau de son gabarit, mais aussi de la variété des équipements et des animations proposés à bord. Pas moins de 21 restaurants, une dizaine de piscines, une patinoire, un vaste centre de bien-être, une immense salle de spectacle, une multitude de bars, dont un ascensionnel, un carrousel, une tyrolienne,  un amphithéâtre extérieur, et ces fameux espaces centraux ouverts sur le ciel, au centre du navire, dont l’un accueille un parc composé d’arbres et de plantes naturelles. Positionnés au départ de Floride, l’Oasis of the Seas et l’Allure of the Seas proposent à l’année des croisières vers les Caraïbes. Quatre ans après la mise en service du premier et trois ans après celle du second, le succès est au rendez-vous. « Nous sommes extrêmement contents. Ces navires sont fantastiques et ont démontré leur succès dans les Caraïbes. Ils disposent du plus haut niveau de satisfaction de la clientèle », affirme Adam Goldstein, président de Royal Caribbean International, la filiale de RCCL qui exploite ces paquebots et tous ceux du groupe dont le nom se termine par « of the Seas ». 

 

 

L'Oasis of the Seas (© RCI)

L'Oasis of the Seas (© RCI)

 

L'Oasis of the Seas (© RCI)

L'Oasis of the Seas (© RCI)

 

L'Oasis of the Seas (© RCI)

L'Oasis of the Seas (© RCI)

 

L'Oasis of the Seas (© RCI)

L'Oasis of the Seas (© RCI)

 

L'Oasis of the Seas (© RCI)

L'Oasis of the Seas (© RCI)

 

L'Oasis of the Seas (© RCI)

L'Oasis of the Seas (© RCI)

 

L'Oasis of the Seas (© RCI)

L'Oasis of the Seas (© RCI)

 

L'Oasis of the Seas (© RCI)

L'Oasis of the Seas (© RCI)

 

L'Oasis of the Seas (© RCI)

L'Oasis of the Seas (© RCI)

 

L'Oasis of the Seas (© RCI)

L'Oasis of the Seas (© RCI)

 

L'Oasis of the Seas (© RCI)

L'Oasis of the Seas (© RCI)

 

L'Oasis of the Seas (© RCI)

L'Oasis of the Seas (© RCI)

 

 

Première incursion en Europe en 2014

 

 

Après un positionnement très concluant aux Etats-Unis, la compagnie, qui a fait voyager 50 millions de passagers depuis sa création il y a 45 ans, semble estimer que le marché européen est désormais mûr pour accueillir un géant de cette classe. RCI profitera donc du premier grand arrêt technique de l’Oasis of the Seas, en octobre 2014 à Rotterdam, pour le tester en Europe. Après avoir appareillé le 1er septembre de Port Everglades, en Floride, le paquebot ralliera Barcelone à l’issue d’une croisière de 12 nuits. Il proposera ensuite, depuis le port espagnol, deux traversées de 5 nuits en Méditerranée occidentale et une croisière de 7 nuits vers Rotterdam. A l’issue de son arrêt technique au chantier néerlandais Keppel Velrome, le paquebot rejoindra Southampton le 14 octobre. Puis il mettra le cap le lendemain vers Port Everglades, où il arrivera après une transatlantique de 13 nuits. Ouvertes à la vente en avril dernier, les premières croisières européennes de l’Oasis rencontrent apparemment un bel engouement. « C’est une petite saison, une expérimentation. Pour le moment, c’est très prometteur, la réaction du marché étant très bonne », explique Adam Goldstein. De là à voir Royal Caribbean positionner l’un de ses géants en Méditerranée sur une saison estivale complète, à partir de 2015, il n’y a qu’un pas, que le patron de RCI refuse pour le moment de franchir. « Nous prendrons la décision l’an prochain », se contente-t-il de répondre, non sans sourire. La compagnie y pense bien entendu, d’autant qu’en 2015, c’est l’Allure of the Seas qui devra traverser l’Atlantique pour son premier grand arrêt technique. Un passage en cale sèche qui pourrait d’ailleurs s’effectuer à Marseille, où la forme 10, l’une des seules capables d’accueillir un bateau de cette taille, viendra d’être remise en service.

 

 

Décision l’an prochain quant à la construction d’un sistership du A34

 

 

Quant à la décision de construire, ou non, un quatrième paquebot de ce type, un jumeau du A34, Adam Goldstein laisse comme on pouvait s’en douter planer le suspens. « Nous avons encore le temps, pour le moment nous nous focalisons sur l’Oasis 3. Suivant notre plan stratégique, des décisions pour la suite seront prises en 2014 ». Selon le contrat signé en décembre 2012 avec STX France, l’option portant sur la réalisation de l’Oasis 4, dans les conditions tarifaires négociées l’an dernier, doit être affermie d’ici mars 2014 pour une livraison au printemps 2018. Mais, bien entendu, la date peut évoluer. Si la commande de ce quatrième géant parait probable, les rumeurs  évoquant la possibilité de prolonger la série avec une cinquième unité sont en revanche bien moins évidentes, même si RCCL a habitué le secteur à prendre des décisions parfois très surprenantes. 

 

 

L'Allure of the Seas (© RCI)

L'Allure of the Seas (© RCI)

Chantiers de l'Atlantique (ex-STX France) Royal Caribbean