Construction Navale
STX France peut redresser la barre, mais il faut agir vite

Actualité

STX France peut redresser la barre, mais il faut agir vite

Construction Navale

Si la navale est une activité historiquement cyclique, cette fois, les chantiers STX France de Saint-Nazaire, détenus par le groupe sud-coréen STX Shipbuilding via la société norvégienne STX Europe (66.6%), ainsi que par l'Etat français (33.34%) se retrouvent dans une situation très grave. Car, contrairement à l'habitude, il est bien difficile de voir une éclaircie à l'horizon. « Nous sommes dans un climat de très grande incertitude. On se demande vraiment où l'on va, les gens n'ont jamais été aussi inquiets », confient plusieurs responsables syndicaux. Ceux-ci, présents dans l'entreprise depuis de nombreuses années, ont pourtant déjà connu diverses crises. Pourquoi, cette fois, est-ce plus inquiétant ? D'abord en raison de l'incroyable « affaire Viking », perdue à cause d'un problème de montage financier. Alors qu'une baisse de charge était déjà prévue dans les prochains mois, l'abandon début avril de la commande signée en décembre par Viking River Cruises, qui portait sur deux paquebots de 41.000 tonneaux et 444 cabines livrables en 2014 et 2015 (+ un troisième en option), plonge le plan de charge de STX France dans les abîmes. Ainsi, si le chômage partiel touche déjà 20% des effectifs dans les ateliers de fabrication, faute de débuter la construction du premier Viking en septembre, les machines s'arrêteront pour de bon fin 2012, au mieux début 2013, avec quelques 800 personnes sur le carreau. Car il n'y a presque plus rien pour alimenter les premiers stades de l'outil production.

Le MSC Preziosa (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
Le MSC Preziosa (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le dernier grand paquebot présent à Saint-Nazaire, le MSC Preziosa (X32), un géant de 140.000 tonneaux et 1739 cabines, est en achèvement à flot et sera livré en mars 2013. Derrière, il y a l'Europa 2 (H33), petit navire de luxe d'Hapag-Lloyd Cruises (39.500 tonneaux, 258 cabines) dont l'assemblage sera bientôt terminé, avec une mise à flot prévue en juillet. Et, ensuite, le carnet de commandes ne comprend plus que deux bâtiments de projection et de commandement (M33 et N33) destinés à la marine russe. Bien que livrables en 2014 et 2015, ces deux BPC, qui représentent une charge de travail bien moindre que celle d'un paquebot, ont déjà vu leur construction débuter, de manière anticipée, afin d'alimenter les ateliers. Mais les travaux d'usinage sont d

Chantiers de l'Atlantique | Toute l'actualité des chantiers de Saint-Nazaire