Construction Navale
STX France: Pour FO, « l’Etat doit nationaliser, même si ce n’est que temporaire »

Rencontre

STX France: Pour FO, « l’Etat doit nationaliser, même si ce n’est que temporaire »

Construction Navale

Seul candidat en lice pour la reprise des 66% détenus depuis 2008 par STX Offshore & Shipbuilding dans les chantiers nazairiens, Fincantieri espère conclure rapidement l’acquisition des parts du groupe sud-coréen. Mais dans l’Hexagone, la perspective de voir ce concurrent historique prendre la barre de Saint-Nazaire suscite des craintes, et même de franches oppositions. C’est le cas en particulier de Force Ouvrière, qui appelle le gouvernement à nationaliser l’entreprise, mais s’il ne s’agit que d’une opération temporaire.

Rencontre avec Nathalie Durand-Prinborgne, secrétaire de la section FO de STX France.

MER ET MARINE : Vous avez posé depuis longtemps la question de la nationalisation des chantiers. C’est une solution souvent considérée comme extrême…

NATHALIE DURAND-PRINBORGNE : Je comprends que le terme « nationalisation » fasse peur mais, contrairement à une certaine image que l’on donne parfois à Force Ouvrière, nous ne sommes pas, en réalité, des adeptes des nationalisations à tout va. Cette mesure, qui peut n'être que seulement temporaire, ne doit s’appliquer qu’en dernier recours. Dans le contexte actuel, nous considérons que c’est le cas pour les chantiers de Saint-Nazaire car trop d’incertitudes pèsent sur leur avenir au niveau actionnarial, alors même qu’il s’agit d’une entreprise stratégique pour le pays.

Stratégique du fait que c’est le dernier chantier capable de construire les grands bâtiments de la Marine nationale ?

C’est non seulement vrai pour la construction des grands navires militaires, comme les futur

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