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STX France veut réaliser des structures d'éoliennes offshores

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Soucieux de diversifier leur activité, les chantiers de Saint-Nazaire souhaitent lancer d'importants investissements afin de se positionner sur le marché des énergies marines renouvelables et, plus particulièrement, celui des éoliennes offshores. L'industriel est encouragé dans cette voie par l'Etat, qui en est actionnaire et va lancer au début du second trimestre un appel d'offres pour implanter jusqu'à 600 éoliennes offshores (3000 MW) sur cinq sites, dont un au large de Saint-Nazaire. STX France estime être en mesure de réaliser des mâts d'éoliennes, leurs fondations sous-marines, des structures métalliques et même des sous-stations électriques. Pour ces dernières, l'entreprise compte faire valoir son savoir faire dans l'aménagement des navires (le maximum de choses dans le minimum de place) et l'optimisation de la maintenance. Le chantier travaille également sur des designs novateurs de navires de pose d'éoliennes en mer. Toutefois, ce marché semble assez limité, notamment du fait des nombreux bateaux commandés en anticipation, ces dernières années, par un certain nombre de compagnies. « Nous travaillons sur des méthodes de pose innovantes pour avoir des navires suffisamment complexes pour amortir les coûts », explique Jacques Hardelay, directeur général de STX France.

Les chantiers de Saint-Nazaire (© : STX France - BERNARD BIGER)
Les chantiers de Saint-Nazaire (© : STX France - BERNARD BIGER)

70 à 100 millions d'euros pour adapter le chantier

Pour se développer sur le marché des EMR, la société va devoir lancer d'importants investissements afin d'adapter son outil industriel et préparer ses salariés à cette nouvelle activité. « Il nous faudra des installations pour fabriquer les fondations et les mâts, tout en lançant des formations au niveau du personnel, notamment dans le domaine des techniques de soudage. C'est, en effet, le même métier mais avec certaines spécificités ». La direction du chantier estime qu'il faudra investir 70 à 100 millions d'euros pour mettre le site de Saint-Nazaire en ordre de bataille pour le marché des éoliennes offshores. Ces investissements ne pourront, bien entendu, être réalisés qu'avec le soutien du groupe STX Europe et l'Etat français, actionnaires du chantier. Mais les décisions devront être prises rapidement. « Si on veut que les premiers parcs éoliens sont opérationnels en 2015, il faut commencer à fournir en 2013, ce qui signifie que les décisions sur les investissements doivent être prises en 2011 », estime Jacques Hardelay.

Le port de Nantes Saint-Nazaire veut soutenir le développement de la filière  (© : GMPNSN - ANDRE BOCQUEL)
Le port de Nantes Saint-Nazaire veut soutenir le développement de la filière (© : GMPNSN - ANDRE BOCQUEL)

Le réseau de sous-traitants et le développement du port

Au-delà de ses propres capacités, STX compte également sur ses sous-traitants, par exemple dans le domaine des structures métalliques. Créé en 2007, le réseau Neopolia, qui regroupe 61 entreprises de Loire-Atlantique, se positionne d'ailleurs fortement sur le secteur des EMR. Enfin, STX France pourra sans doute bénéficier des investissements prévus par le Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire. Ce dernier a, en effet, intégré le développement d'une filière dédiée à l'éolien offshore dans son projet d'extension du terminal de Montoir-de-Bretagne et d'implantation d'un nouveau terminal roulier entre le pont de Saint-Nazaire et les chantiers navals. L'aménagement de la zone du Grand Tourteau permettrait, ainsi, de disposer d'importantes surfaces de stockage des mâts et des outils nécessaires pour la manutention et le chargement sur les navires.

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