Construction Navale
STX France veut se diversifier sur les navires militaires et l'offshore

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STX France veut se diversifier sur les navires militaires et l'offshore

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Face à la chute des commandes de paquebots, les ex-Chantiers de l'Atlantique souhaitent diversifier leur production. Alors que l'économie mondiale est en crise, « le marché de la croisière est calme et la construction navale est un secteur touché », estime Jacques Hardelay sur France Bleu Loire Océan. Pour le directeur général de STX France : « Il faut s'accrocher, résister et obtenir des contrats sur d'autres secteurs, comme le militaire. Hervé Morin a annoncé la possibilité de construire un bâtiment de projection et de commandement identique aux Mistral et Tonnerre, que nous avons réalisés en 2003 et 2004. Nous avons commencé à travailler avec DCNS pour mettre en route le projet et remettre une offre ». Derrière ce troisième BPC, l'industriel vise également le quatrième bâtiment de la série, prévu dans le nouveau modèle d'armée issu du livre blanc sur la Défense. A Saint-Nazaire, on souhaite aussi que le projet de second porte-avions soit relancé au plus vite, alors que le chantier se positionne également sur le marché des quatre nouveaux bâtiments logistiques destinés à la Marine nationale.
STX compte aussi faire valoir son savoir-faire sur un secteur nouveau, celui de l'offshore, qui reste un segment très porteur. « L'activité en termes d'armement est bonne mais, maintenant, il faut remplir le carnet de commandes pour les bureaux d'études et les ateliers », explique Jacques Hardelay.
Après la livraison hier du paquebot MSC Fantasia, STX achèvera en juin son sistership, le Splendida. Ces deux unités de 1637 cabines seront suivies en décembre 2009 par le MSC Magnifica, quatrième paquebot de la classe Musica (1275 cabines). Ensuite, c'est l'incertitude. Un accord avec NCL au sujet du conflit portant sur les deux paquebots géants livrables en 2010 n'a toujours pas été annoncé. Quant aux deux derniers paquebots souhaités par MSC (pour 2011 et 2012), la compagnie italienne a annoncé hier qu'elle souhaitait renégocier les prix avant de confirmer la commande.
D'ores et déjà, faute de navire prototype à réaliser, les bureaux d'études sont confrontés à une baisse de l'activité. Alors que du chômage partiel pourrait intervenir au printemps, la production (coque métallique) sera touchée à l'été. Il est donc urgent que de nouveaux contrats tombent. Pour mémoire, STX France emploie près de 3000 salariés et un nombre encore plus important de sous-traitants.

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