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STX veut vendre les chantiers nazairiens en fin d’année

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STX veut vendre les chantiers nazairiens en fin d’année

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Les choses sont désormais claires et, surtout, désormais officielles. Quelle que soit la décision du tribunal de Séoul qui doit statuer sur le sort de STX Offshore & Shipbuilding, le groupe sud-coréen veut se séparer prochainement des chantiers de Saint-Nazaire, dont il détient 66.66% depuis 2008. « Notre objectif est d'avoir bouclé la vente de STX France à la fin de l'année », a déclaré à l’AFP Kong Doo-Pyoung, porte-parole de STX O&S.

C’est ce vendredi que doit être présenté le plan de sauvetage du groupe, trois mois après son placement sous administration judiciaire. C’est sur cette base que le tribunal décidera si un redressement est possible ou, si tel n’est pas le cas, optera pour la liquidation de la société.

Avant même cette échéance, l’administrateur nommé par les juges avait obtenu l’accord, cet été, de lancer le processus de vente de STX France, démarche qui avait été initiée une première fois, sans succès, en 2014. PricewaterhouseCoopers a été choisi le mois dernier pour organiser la vente.

Les candidats à la reprise devront remettre leurs offres en octobre, STX O&S prévoyant de choisir la meilleure offre en novembre.

La cession des chantiers nazairiens, dont l’Etat est actionnaire à 33.34%, doit permettre à STX d’engranger des liquidités.

Pour mémoire, le constructeur coréen enregistre d’importantes pertes depuis plusieurs années et s’est retrouvé plombé par de lourds investissements menés juste avant la crise de 2008, dont la reprise à prix d’or de l’ex-groupe norvégien Aker Yards, qui avait racheté deux ans plus tôt l’ancienne division Marine d’Alstom. L’effondrement du marché de la navale, la concurrence exacerbée entre chantiers asiatiques et une ruineuse politique de prix cassés pour engranger les commandes ont fini de ruiner le groupe, à court de trésorerie et cumulant en 2013 plusieurs milliards de dettes qu’il était incapable de rembourser. Ses créanciers ont alors pris les commandes (le capital est détenu à 97.46% par des banques, avec 48.15% pour la Korean Development Bank et le reste partagé entre NH Bank, Export Import Bank of Korea, Woori Bank, Shinhan Bank et Korea Exchange Bank) mais, malgré l’injection massive de liquidités et la cession de nombreux actifs, STX n’est pas parvenu à se redresser dans un marché de nouveau en crise.

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