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Suez - Distrigas : Pas question de désarmer le Methania

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Suez - Distrigas : Pas question de désarmer le Methania

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Construit en 1978, le Methania, un transporteur de gaz naturel liquéfié de 131.235 m3, a fait ces derniers temps l'objet de rumeurs concernant un possible désarmement, voire une vente aux chantiers de démolition. Chez Distrigas, filiale belge du groupe Suez et propriétaire du bateau, on ne cache pas son étonnement. « Le Methania n'est pas encore bon pour la casse et il ne le sera pas avant longtemps. Il est toujours affecté au transport de GNL et nous comptons bien l'utiliser le plus longtemps possible », a expliqué à la rédaction de Mer et Marine Thierry Rotsart, porte-parole de Distrigas. Après avoir embarqué une cargaison à Trinidad et Tobago, où Suez est actionnaire de l'usine de liquéfaction Atlantic LNG, le Methania fait actuellement route vers Zeebrugge, qu'il atteindra la semaine prochaine. C'est en juin 2005 que Distrigas est devenu propriétaire de ce bateau. Le groupe l'a racheté à Exmar, le contrat prévoyant que Tecto, filiale d'Exmar spécialisée dans la gestion technique et d'équipage, continue à opérer le Methania. Presque trentenaire, le navire, armé sous pavillon belge avec Anvers pour port d'attache, a bénéficié d'un plan remise à niveau. « Il a fait l'objet d'un reconditionnement total et est aujourd'hui en parfait état », précise Thierry Rotsart.

Amarres bientôt larguées avec Suez

Le Methania est le seul navire en pleine propriété que possède Distrigas. Le groupe est toutefois copropriétaire, avec l'armement norvégien BW Gas ASA (ex-Bergesen), d'un autre méthanier, le Berge Boston, d'une capacité de 138000 m³. Le reste de son activité de transport maritime a été confié à la société qatarie RasGas, qui assure la prise en charge et la livraison par la mer du gaz naturel liquéfié issu d'un contrat de 20 ans signé avec le Qatar.
Actuellement, Distrigas est détenu à 57.25% par Suez et à 32.25% par Publigas (association de communes belges), le solde (11.5%) du capital étant placé à la bourse de Bruxelles. Toutefois, dans le cadre de la fusion avec Gaz de France, la Commission européenne a imposé à Suez, pour des questions de concurrence, de se séparer de Distrigas. De nombreux candidats on déjà manifesté leur intérêt, comme l'Allemand E.ON, le Français EDF et le Britannique Centrica, alors qu'aucune négociation n'a encore abouti. Pour prendre le contrôle du groupe belge, le futur actionnaire doit être, selon les conditions fixées par la Commission, un groupe énergétique concurrent de SUEZ GDF, en France et en Belgique.

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