Croisières et Voyages
Sur le chantier du futur navire polaire d'Hurtigruten
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Reportage

Sur le chantier du futur navire polaire d'Hurtigruten

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Le soleil d’hiver norvégien brille sur les quais d’Ulsteinvik. Au chantier Kleven, deux bateaux à la silhouette identique voisinent. Le Roald Amundsen est au quai d’armement, le Fridtjof Nansen vient tout juste d’être lancé. Les deux futurs navires de croisière polaire d’Hurtigruten doivent être livrés en 2019 et 2020. Un troisième bateau vient d’être commandé, un autre sistership dont on ne sait pas s’il va lui aussi porter le nom d’un explorateur norvégien. Kleven devrait le livrer en 2021.

 

Vue des deux premiers navires (© HURTIGRUTEN)

Vue des deux premiers navires (© HURTIGRUTEN)

Le chantier début décembre, juste avant la mise à l'eau du Fridjof Nansen (© DR)

Le chantier début décembre, juste avant la mise à l'eau du Fridjof Nansen (© DR)

Le Roald Amundsen en construction (© MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

Le Roald Amundsen en construction (© MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

Le Roald Amundsen en construction (© MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

Le Roald Amundsen en construction (© MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

Le Fridtjof Nansen, tout juste mis à l'eau (© MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

Le Fridtjof Nansen, tout juste mis à l'eau (© MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

La mise à l'eau du Roald Amundsen

 

Dans le hall de soudure du chantier, la direction d’Hurtigruten a rassemblé la presse internationale pour présenter son nouveau navire amiral. Il est bien loin le temps où Hurtigruten était la compagnie des navires postaux de l’Express côtier, qui dessert depuis plus d’un siècle 37 ports norvégiens entre Bergen et Kirkenes. Des navires rouges et noirs, simples et confortables, qui constituent encore la plus grosse partie de la flotte du groupe. L’ancienne génération va être modernisée et remotorisée pour répondre aux critères environnementaux exigeants fixés par le gouvernement norvégien pour la ligne qu’Hurtigruten va désormais partager avec un autre armateur, Havila Kystruten.

La nouvelle génération de navire, elle, est celle de la croisière d’expédition polaire luxueuse. Le marché à la mode en ce moment, si on en juge par le nombre insensé de bateaux commandés pour ce segment. Chez Hurtigruten, face à cette concurrence exponentielle, on joue la carte de l’ancienneté : « il ne faut pas oublier que la navigation polaire, nous la pratiquons depuis 1893, quand nos bateaux sont allés desservir Hammerfest ; et dès 1898 nous allions au Spitzberg », rappelle Daniel Skjeldam, directeur général d’Hurtigruten.

 

 

L’expertise norvégienne, la connaissance du terrain, les équipes du Fram et du Midnatsol qui connaissent l’Antarctique « comme leur poche », mais aussi « l’authenticité et le développement durable ». Voici le credo des croisières polaires d’Hurtigruten. « Jamais, chez nous, vous ne verrez nos serveurs installer une table sur la banquise pour servir du champagne à nos clients à côté des manchots ». Parce que, apparemment, cela se voit ailleurs. « Nous, nous savons que dans ces terres fragiles nous sommes des invités, pas des envahisseurs ».

Et puisque la croisière polaire semble désormais indispensable au marché actuel, autant qu’elle soit la plus écologique possible. C’est l’autre positionnement d’Hurtigruten. Très grand défenseur de l’interdiction de l’utilisation du fuel lourd en Antarctique, le groupe norvégien a confié à Rolls-Royce la mission de concevoir des navires qui