Construction Navale
Sur le chantier du Quantum of the Seas (2/2)

Reportage

Sur le chantier du Quantum of the Seas (2/2)

Construction Navale

Après avoir découvert, dans la première partie de ce reportage, le chantier du paquebot Anthem of the Seas et, à travers lui, les moyens industriels de Meyer Werft à Papenburg, nous vous emmenons aujourd’hui à bord de son aîné. Premier d’une série de trois navires commandés par la compagnie américaine Royal Caribbean International, le Quantum of the Seas est sorti le 13 août du grand hall de construction couvert de Papenburg. Après l’assemblage des 74 blocs pré-armés constituant sa coque et ses superstructures, l’heure est désormais à l’achèvement du navire, dont la mise en service est prévue le 31 octobre. Un vaisseau impressionnant qui n’est autre que le troisième plus gros paquebot du monde. Seulement surclassé par les géants hors normes de la classe Oasis of the Seas (362 mètres de long, 66 mètres de large, 227.000 GT et 2700 cabines), le Quantum of the Seas mesure 348 mètres de long pour 41 mètres de large. Sa jauge atteint 167.800 GT et il compte 2090 cabines et suites. De quoi accueillir jusqu’à 4905 passagers !

 

Le Quantum of the Seas (© : RCI)

Le Quantum of the Seas (© : RCI)

Le Quantum of the Seas à Papenburg le 28 août (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Quantum of the Seas à Papenburg le 28 août (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Quantum of the Seas à Papenburg (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Quantum of the Seas à Papenburg (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Quantum of the Seas à Papenburg (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Quantum of the Seas à Papenburg (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Plus de 2000 personnes s’activent à bord

 

C’est au pied du mastodonte que l’on prend vraiment la mesure de sa taille, mais aussi du fait qu’il nécessite encore beaucoup de travail avant d’être opérationnel. Nous sommes le 28 août et le quai d’armement du chantier allemand ressemble à une véritable ruche. Plus de 2000 salariés de Meyer Werft et de ses sous-traitants s’activent à bord du Quantum of the Seas.  Les grues enchaînent les transbordements de matériel, d’imposants rouleaux de moquette rejoignent le bord et un flot quasi-continu d’hommes et de femmes entrent et sortent du paquebot. Certains ont des outils à la main, d’autres des planches de bois, des tuyaux ou encore des cartons… Il y a là des fournitures destinées à la réalisation des espaces intérieurs, mais également des caisses contenant le nécessaire pour l’exploitation. « Nous embarquons déjà des centaines de tonnes marchandises et nous testons avec le chantier la répartition des poids pour vérifier qu’une fois chargé, le navire sera parfaitement stable », explique Bernhard Stacher, Hotel Director du nouveau fleuron de RCI.

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Pour la visite du Quantum of the Seas, c’est Lisa Lutoff-Perlo, l’énergique et fort sympathique vice-présidente de la compagnie en charge des Opérations, qui va nous guider à travers un incroyable dédale de coursives et d’espaces publics dans lesquels on se perd en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. « C’est impressionnant n’est-ce pas ? », lance Lisa, sourire aux lèvres et casque vissé sur la tête. Très enthousiaste à l’idée de faire découvrir le paquebot à ses premiers visiteurs, la patronne des Opérations, en grande habituée du chantier, profite d’un moment de moindre affluence à l’entrée principale pour s’engouffrer à la tête de son petit groupe entre deux vagues d’ouvriers.

 

Lisa Lutoff-Perlo (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Lisa Lutoff-Perlo (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Une course contre la montre pour achever le bateau

 

Direction les ascenseurs de service, qui desservent les 16 ponts du bateau. Dès la première coursive, on comprend que le Quantum of the Seas, qui donnait hier, de loin, l’impression d’être terminé, est encore un vaste chantier. Des câbles serpentent sur le sol et tombent des faux plafonds, encore ouverts. Les cloisons, comme le plancher, sont recouverts de films plastiques ou de cartons. Dès lors, on se demande comment tout cela pourra bien être terminé dans quelques semaines seulement. « L’impression est trompeuse. Le sol est terminé, la moquette est déjà posée sous les protections qu’il faudra simplement enlever lorsque les travaux seront terminés. C’est la même chose pour les cloisons », explique un employé de Meyer Werft.

 

 

A bord du Quantum of the Seas (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

A bord du Quantum of the Seas (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Si le bateau est bien plus avancé qu’il en a l’air, dans les locaux publics, il y a quand même encore énormément de travail à abattre et les équipes ne chôment pas. La Royal Esplanade, vaste espace en  mezzanine qui accueillera sur deux ponts bars, restaurants et boutiques, ressemble plus, pour l’heure, à un gigantesque capharnaüm. Alors que des échafaudages sont déployés ici et là, du sol au plafond, électriciens, maçons, carreleurs, peintres et autres menuisiers sont à l’œuvre… Et progressent très rapidement. « C’est assez étonnant de voir les différents espaces devenir réalité jour après jour, cela va en fait très vite », note Lisa. De fait, en l’espace de deux heures, l’une des salles où nous sommes passés s’est parée de différents équipements, dont ses luminaires. Clairement, une course contre la montre s’est engagée depuis la commande du navire, en février 2011, et la découpe de sa première tôle en janvier 2013.

 

La future Royal Esplanade (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La future Royal Esplanade (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La future Royal Esplanade (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La future Royal Esplanade (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

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