Science et Environnement
TAAF : Quatre morts dans le crash de l'hélicoptère de l'Astrolabe

Actualité

TAAF : Quatre morts dans le crash de l'hélicoptère de l'Astrolabe

Science et Environnement

Embarqué sur l'Astrolabe, servant au ravitaillement de la base Dumont d'Urville en Terre Adélie, un hélicoptère Ecureuil s'est crashé dans la nuit du 28 au 29 octobre, en Antarctique. Les quatre occupants de l'appareil, le pilote, le mécanicien et deux techniciens de l'Institut Paul Emile Victor (IPEV) n'ont pas survécu à l'accident. Leurs corps ont été rapatriés sur la base Dumont d'Urville, alors que l'Astrolabe devrait regagner Hobart, son port d'attache en Tasmanie. Au moment de l'accident, l'Ecureuil volait semble-t-il à très basse altitude, les conditions météorologiques étant alors difficiles. Sitôt l'accident connu, tous les moyens de secours disponibles ont été mobilisés. Un Hercule C-130 australien est intervenu pour assurer le guidage et les transmissions, alors que l'hélicoptère de la base Dumont d'Urville décollait avec un médecin et un secouriste. Ces derniers n'ont, malheureusement, pu que constater le décès des occupants de l'Ecureuil de l'Astrolabe. « Cette tragédie endeuille toute la communauté polaire, qu'elle soit scientifique, logistique ou administrative qui oeuvre avec passion, compétence et dévouement au rayonnement de la présence française dans cette partie du monde », affirme Rollon Mouchel-Blaisot, préfet des terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Selon lui : « Ce tragique évènement rappelle également l'importance de la présence française dans les terres extrêmes que constituent les TAAF. En effet, depuis 60 ans, notre pays s'est mobilisé pour mettre en oeuvre des programmes scientifiques majeurs et protéger une biodiversité unique. Tout cela n'est possible que par l'engagement d'hommes et de femmes remarquables qui servent notre pays dans des conditions opérationnelles et climatiques difficiles ».

L'Astrolabe  (© : IPEV)
L'Astrolabe (© : IPEV)

Long de 65 mètres pour une largeur de 12.8 mètres, l'Astrolabe est exploité par P&O Maritime Services et affrété par les TAAF et l'IPEV. Alors que le Marion Dufresne, basé à La Réunion, sert au ravitaillement des terres australes, l'Astrolabe est chargé de l'antarctique et est utilisé pour des missions scientifiques. Au départ du port d'Hobart, le navire, qui peut embarquer 49 passagers et plusieurs centaines de tonnes de vivres, de carburant et de matériel, est utilisé 120 jours par an par l'IPEV. Il assure régulièrement 5 rotations (novembre à mars) sur une distance de 2.700 km entre la Tasmanie et le continent antarctique. Pendant l'hiver austral, la banquise s'étend très largement autour de l'Antarctique et ne permet aucun accès par voie maritime durant cette période. « La première rotation du navire est programmée régulièrement fin octobre, au tout début de l'été austral. Celle-ci permet l'acheminement des équipes techniques et du matériel préparant les traversées terrestres à destination de la base Concordia. Les conditions de glaces encore incertaines à cette époque, obligent l'embarquement de 2 hélicoptères à bord du navire, guidant son approche à travers le "pack" et permettant les transports depuis le bord », explique l'IPEV, qui utilise aussi le bateau pour des campagnes de courte durée d'océanographie côtière en Antarctique.

L'Astrolabe  (© : TAAF - LAURENT BESNARD)
L'Astrolabe (© : TAAF - LAURENT BESNARD)

TAAF | Actualité de l'espace maritime austral et antarctique Pollution en mer et accidents