Science et Environnement
Tara achève sa traque aux micro-plastiques

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Tara achève sa traque aux micro-plastiques

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Tara est en approche. La goélette scientifique va boucler, ce samedi, à Lorient, un périple de six mois à traquer les microplastiques à travers l’Europe. Le constat est amer.

« On prend un coup sur la tête à chaque retour. Heureusement, on entrevoit aussi des solutions ». Jean-Marc Beaumier, le directeur de la Cité de la voile, est impatient. La goélette scientifique Tara, ambassadrice de la ville de Lorient, rentre au bercail, ce samedi 23 novembre, à 15 h 30, après avoir traqué pendant six mois les microplastiques à travers l’Europe. Il sera l’heure de dresser le bilan de cette mission, la douzième menée par la Fondation Tara Océan.

Les grandes lignes sont connues : « Le plastique est omniprésent en mer », se désole Samuel Audrain, l’un des capitaines. Son constat est amer : « On ne peut pas nettoyer les océans. C’est peine perdue. L’ampleur des dégâts est trop importante. Il y a des jours où ce n’est pas très réjouissant mais on reste confiant ». Son leitmotiv ? « Trouver des solutions à terre pour stopper l’hémorragie ».

Avec un slogan tout trouvé - « Pollutions en mer, les solutions sont à terre » - la Fondation Tara Océan, symbole de la lutte contre la pollution plastique, planche depuis dix ans sur la problématique. L’enjeu ? « Il faut comprendre l’origine des pollutions, identifier les sources, prédire le devenir des déchets et appréhender 
l’impact sur la biodiversité », confie Élodie Bernollin, la directrice de la communication.

Neuf fleuves européens ciblés

« Aller sur le terrain est indispensable », insiste-t-elle. Tara a donc sillonné, pendant six mois, neuf des principaux fleuves d’Europe : la Tamise (Londres), l’Elbe (Hambourg), le Rhin (Rotterdam), la Seine (Rouen), l’Èbre (Barcelone), le Tibre (Rome), le Rhône (Arles), la Garonne (Bordeaux) et la Loire (Nantes). À la clef : plus de 3 000 échantillons et des microplastiques partout ! Au grand dam de l’équipage, des 40 scientifiques embarqués et des dix laboratoires impliqués. Une explication ? « Il y a de mauvaises pratiques mais surtout une gestion des déchets à terre à améliorer. Aujourd’hui, on ne recycle que 22 % de la production. On a besoin de collecter des données pour informer le plus grand nombre, changer les habitudes et orienter les mesures à prendre », renchérit Élodie Bernollin. Des préconisations qu’approuve Norbert Métairie, le président de Lorient Agglomération : « La mission de Tara est une goutte d’eau dans un océan de problèmes mais il y va de la survie de la planète ».

Un week-end de fête à La Base

Et l’élu de poursuivre : « Tara nous aiguille sur les stratégies de développement durable à mener à terre : sensibiliser aux bonnes pratiques, réduire les déchets, valoriser le recyclage, privilégier les circuits courts… ».

Une problématique qui sera au cœur des discussions, ce week-end, à Lorient La Base, où se profile un week-end spécial avec des animations 100 % gratuites.

Un article de la rédaction du Télégramme

 

Tara