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Technip prévoit une baisse importante de son chiffre d'affaires en 2009

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Technip prévoit une baisse importante de son chiffre d'affaires en 2009

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Le groupe français prévoit, en 2009, un chiffre d'affaires en baisse, compris entre 6.1 et 6.4 milliards d'euros au taux de change actuel. Cette estimation est à comparer aux 7.48 milliards d'euros générés l'an passé. Lors de la présentation de ses résultats, le management de Technip s'est montré satisfait des performances réalisées en 2008. Sur le dernier exercice, le résultat net a été porté à 448 millions d'euros (contre 126 millions en 2007). « L'année 2008 a été marquée par des avancées significatives vers la réalisation de des objectifs clés que nous nous étions fixés : améliorer la rentabilité et la réalisation de nos projets, reprendre le leadership sur l'activité Subsea et rééquilibrer le profil de risque de notre portefeuille de projets. Globalement, notre performance financière a dépassé les objectifs que nous nous étions fixés au début de 2008, grâce à la réalisation satisfaisante des projets sur l'ensemble des segments d'activité », explique Thierry Pilenko, P-D G de Technip. Le groupe a notamment bénéficié des performances réalisées dans l'activité Subsea représentant un chiffre d'affaires de 2.7 milliards d'euros. Dans ce domaine, les principaux projets menés l'an dernier sont Agbami, au Nigéria, Canapu au Brésil et MA-D6 en Inde. En offshore, la Spar Perdido a été livrée dans le golfe du Mexique et la plateforme P-51 a été achevée au Brésil.

Face à l'attentisme du marché

Fort d'une trésorerie de 1.645 milliards d'euros et d'un carnet de commandes culminant à 7.2 milliards d'euros, le groupe doit désormais faire face aux conséquences de la crise économique. La baisse de la demande d'énergie et la chute du prix des matières premières et donc du coût des projets ont un impact sur la chaîne d'approvisionnement toute entière, note Thierry Pilenko. Pour le Président de Technip : « Les projets qui ont atteint une phase de fourniture des équipements ou de construction suivent une évolution normale, mais certains nouveaux projets ou ceux en phase de démarrage font l'objet de reports ». D'importants retards sont intervenus dans l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels, comme les sables bitumeux au Canada ; dans le secteur du raffinage aux Etats-Unis et dans les industries pétrochimiques. Technip et ses clients essayent de réexaminer la réalisation et le calendrier des nouveaux projets en tirant parti de l'actuelle baisse des coûts. Toutefois, selon Thierry Pilenko : « L'inertie qui caractérise actuellement le processus de prise de décision perdurer jusqu'à la stabilisation de la demande d'hydrocarbure et des coûts, un horizon qu'il est difficile d'estimer compte tenu de la crise économique actuelle. Dans ces conditions, la réaction de nos clients dépend fortement de la solidité de leur bilan : Certaines sociétés de petite taille ou fortement endettées réduisent leurs investissements tandis que celles qui affichent des ressources financières plus stables continuent à investir ».

Des atouts pour se différencier

En attendant le rebond du marché, pour le patron de Technip, le groupe dispose, malgré le contexte difficile, de sérieux atouts lui permettant de se différencier. « Nous bénéficions d'une bonne diversification en termes de clients et d'implantations géographiques, et notre structure régionale donne à chaque entité des prérogatives suffisantes pour pouvoir s'adapter aux besoins locaux. Ensuite, notre intégration verticale sur le segment du Subsea nous donne une meilleure maîtrise de la chaîne d'approvisionnement et de notre structure de coûts. De plus, le maintien de nos investissements de R&D nous permet de mettre au point des solutions économiques et bénéficiant de technologies de pointe. Enfin, nous bénéficions à la fois d'une expérience solide de la réalisation de grands projets et d'un bilan robuste, deux facteurs clés qui nous permettent de nous différencier en cette période où les compagnies pétrolières recherchent des partenaires disposant de moyens techniques et financiers solides pour leur confier la réalisation de projets hautement complexes sur plusieurs années ».
Implanté dans 46 pays, Technip, qui a son siège à Paris, emploie 23.000 personnes dans le monde.

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