Défense
Terrorisme, pêche illicite et points d'appuis stratégiques : La France en Océan indien

Reportage

Terrorisme, pêche illicite et points d'appuis stratégiques : La France en Océan indien

Avec 11 millions de km² de zone économique exclusive, la France dispose du deuxième espace maritime mondial. Dans le secteur stratégique de l'Océan indien, les possessions françaises s'étalent sur une surface cinq fois plus grande que la métropole.
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Un espace immense s’étalant des régions chaudes du nord de Madagascar aux glaces des terres australes ; la France possède une dizaine d’îles dans l’Océan indien et quelques 2 millions de km² à surveiller. « Si la Réunion est connue de la France entière, ce que l’on sait moins, c’est que nous disposons ici d’espaces maritimes énormes situés dans une région stratégique », explique le capitaine de vaisseau Bruno Sarade, commandant de la Marine nationale et de l’aéronautique navale à la Réunion. Héritage d’un lointain passé colonial, ces « confettis de l’empire » comme les appellent certains historiens, sont très éloignés les uns des autres. Au sud, les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF), avec les célèbres Kerguelen, mais aussi Saint-Paul et Amsterdam, ainsi que les Iles Crozet. A l’est de Madagascar se situe La Réunion, point névralgique de la zone, île marquée par les mélanges culturels, où résident 700.000 habitants. Au nord de Madagascar, on trouve la très musulmane île de Mayotte, cousine des Comores, avec ses Mahoraises au maquillage si caractéristique. Et puis, à côté de ces noms bien connus, d’autres sont parfaitement étrangers aux métropolitains. C’est le cas de Tromelin, Europa, Juan de Nova, et Bassas de India. Ces petites îles, ces « bouts de cailloux » habités par quelques militaires et de nombreux oiseaux de mer, constituent, avec les Glorieuses, ce que l’on appelle les îles Eparses. Situées entre Madagascar et les côtes d’Afrique, elles assurent à la France le contrôle quasi intégral du détroit du Mozambique. « Autour de chacune de ces îles, nous disposons d’une zone économique exclusive de 200 nautiques, ce qui fait de la

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