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Thales développe de nouveaux sonars pour les petites plateformes

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Thales développe de nouveaux sonars pour les petites plateformes

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Des sonars de coque et remorqués conçus pour être mis en œuvre sur des bâtiments de 300 tonnes seulement. C’est ce que propose désormais Thales avec le BlueWatcher et le Captas-1, deux sonars compacts spécialement conçus pour équiper les bâtiments de combat de petite taille et les patrouilleurs hauturiers de type OPV.

Ces nouveaux produits répondent à une nouvelle tendance du marché, qui voit émerger un besoin croissant de renforcement des moyens de lutte anti-sous-marine. Le développement des activités maritimes, et notamment l’exploitation des richesses que recèlent les océans et les fonds marins, impose en effet, pour les Etats, de renforcer les moyens de surveillance et de protection de leurs eaux territoriales et des zones économiques exclusives associées. Alors que des conflits de territorialité apparaissent ici et là, on assiste dans le même temps à une prolifération du nombre de sous-marins en service et une augmentation des intrusions de ces bâtiments dans les espaces maritimes d’autres pays.  Le problème est d’autant plus grand que les zones à surveiller, si l’on inclut les ZEE, sont extrêmement vastes. 

 

L'exemple d'un OPV du type Holland remorquant un Captas-1 (© : THALES

L'exemple d'un OPV du type Holland remorquant un Captas-1 (© : THALES)

 

Compléter les capacités de détection des grands bâtiments ASM

 

D’où la nécessité, pour nombre d’Etats, de faire respecter leur souveraineté en renforçant leurs capacités ASM ou en se dotant de moyens capables de détecter des sous-marins et donc de les dissuader de pénétrer dans leurs eaux. Alors que les grands bâtiments de lutte ASM, comme les frégates, sont des moyens coûteux et généralement peu nombreux au sein des forces navales, l’idée émerge, pour compléter ces plateformes et étendre les capacités de détection, d’équiper en sonars des navires plus petits. Soit des unités de combat, comme de petites corvettes ou patrouilleurs lance-missiles d’une cinquantaine de mètres, soit des unités qui ne sont à la base pas conçues pour les opérations de haute intensité. C’est le cas des OPV, bâtiments affectés aux missions hauturières liées à l’action de l’Etat en mer dans la ZEE. En dehors du fait que cette idée peut permettre de compléter les moyens ASM de premier rang des grandes flottes, elle constitue également une opportunité pour les petites marines de se doter d’une capacité anti-sous-marine de base.

 

Le BlueWatcher (© : THALES

Le BlueWatcher (© : THALES)

 

Le sonar de coque Thales BlueWatcher

 

Afin de répondre à cette demande, les ingénieurs français de Thales ont imaginé deux nouveaux produits. Le premier est le Thales BlueWatcher, un sonar de coque compact pouvant être facilement installé sur un navire en le fixant sous la coque. Technologiquement, ce système n’est pas un sonar au rabais. C’est un véritable outil de lutte anti-sous-marine, qui a été notamment développé à partir du sonar trempé FLASH, équipant les hélicoptères de plusieurs marines occidentales, dont l’US Navy, la Royal Navy et la Marine nationale. Le BlueWatcher hérite notamment de la compacité et de la densité de puissance (signal fort émis sur de petits volumes) du FLASH, ce qui en fait un sonar aux technologies éprouvées à la mer et présentant des performances très intéressantes, avec une portée largement supérieure à ‎10km. 

 

Le Captas-1 (© : THALES

Le Captas-1 (© : THALES)

 

Le sonar remorqué Captas-1

 

Sur les OPV et petits bâtiments de combat, le BlueWatcher peut être, de plus, complété avec un tout nouveau sonar remorqué compact, le Captas-1. Doté d’un seul anneau en céramique (contre deux pour le Captas-2 et quatre pour le Captas-4), ce sonar à immersion variable est spécialement conçu pour les petites plateformes. Dans cette perspective, Thales a énormément travaillé pour réduire au maximum le poids et l’encombrement du système. Ainsi, le Captas-1 et l’ensemble des équipements nécessaires à sa mise en œuvre présentent un poids cumulé de seulement 9 tonnes, soit deux fois moins que le Captas-2 équipant les frégates norvégiennes du type Fridjof Nansen. Le Captas-1 peut être intégré dans un espace disponible ou être déployé sous forme conteneurisée, l’ensemble du système tenant dans un conteneur de 20 pieds, y compris le module de commande et de contrôle, dont les consoles, avec leur système de traitement du signal, sont installées dans un local disponible à bord du bâtiment.  Là encore, il ne s’agit pas d’un sonar de supériorité acoustique, comme le Captas-4 équipant les FREMM et les frégates britanniques du type 23. Toutefois, le nouveau sonar compact de Thales offre selon ses concepteurs de solides performances et se révèle, à l’issue des tests menés, suffisamment efficace pour être véritablement dissuasif. 

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