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Thales va équiper les nouveaux navires de recherche halieutiques canadiens

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Thales va équiper les nouveaux navires de recherche halieutiques canadiens

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Le groupe français a signé avec le chantier Seaspan de Vancouver un contrat de 24.3 millions d’euros pour fournir les systèmes électroniques des trois nouveaux navires de la Garde-côtière canadienne dédiés aux sciences halieutiques (NHSH). Livrables d’ici la fin 2017, ces bâtiments de 63.4 mètres de long pour 16 mètres de large afficheront un déplacement de 3212 tonnes en charge. Capables d’atteindre 12.5 nœuds, ils pourront accueillir 35 marins et scientifiques avec une autonomie de 31 jours. Alors que l’assemblage de la tête de série progresse rapidement, la construction du second navire a débuté fin mars. Les NHSH remplaceront, au sein de la garde-côtière, les Alfred Needler (1982), Teleost (1988) et W.E. Ricker (1978).

La construction de ces bâtiments s’inscrit dans la Stratégie nationale de construction navale (SNCN) lancée par le gouvernement canadien pour relancer l’industrie du pays avec un vaste plan de renouvellement de la marine et de la garde-côtière.

Dans ce cadre du de la SNCN, Seaspan s’est vu attribuer plusieurs contrat, avec les NHSH mais aussi un navire océanographique de 78 mètres et 3680 tonnes et deux bâtiments de soutien interarmées de 173 mètres et 20.400 tonnes dérivés des ravitailleurs allemands de la classe Berlin. Des programmes pour lesquels Thales est également impliqué puisque le groupe fournira l’électronique de ces différents bateaux, en particulier des systèmes de navigation, de communication et de mission scientifique, ainsi que les consoles des passerelles.

 

 

Le groupe, qui emploie 1800 personnes à Québec, Montréal, Ottawa, Toronto et Vancouver dans les secteurs de la défense et de la sécurité, de l’avionique et des transports, a inauguré en décembre un nouveau laboratoire dédié à l’intégration des systèmes électroniques qui seront embarqués sur les navires canadiens.

Thales souhaite en effet développer son activité navale au Canada et le groupe, qui a par exemple participé à la modernisation des frégates de la classe Halifax, se positionne sur les différents contrats que génèrera la SNCN. En plus de son partenaire Seaspan, qui sera amené à construire d’autres navires, comme le nouveau brise-glace hauturier de 150 mètres et 23.700 tonnes, l’électronicien équipe par exemple les FREMM que son compatriote DCNS propose au Canada pour remplacer ses frégates et destroyers. 

Thales Marine et garde-côtière canadiennes