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Tir raté de M51 : La DGA pointe l’ingénierie, la maîtrise de la qualité et la sous-traitance

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Tir raté de M51 : La DGA pointe l’ingénierie, la maîtrise de la qualité et la sous-traitance

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Qu’en est-il des résultats de l’enquête technique lancée par la Direction générale de l’armement suite à l’échec du tir d’un missile M51, réalisé le 5 mai 2013 depuis le sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Vigilant ? Le sujet demeure extrêmement sensible et les causes précises de cet incident n’ont pas été rendues publiques en raison de la confidentialité qui entoure les forces nucléaires françaises. Lors de son audition devant la Commission de la défense de l’Assemblée nationale, le 30 avril, le Délégué général pour l’armement a, néanmoins, donné quelques explications aux députés, qui l’interrogeaient sur la dissuasion nucléaire. Laurent Collet-Billon pointe en premier lieu des problèmes d’ingénierie : « La réappropriation des capacités d’ingénierie des  systèmes complexes est l’une des préoccupations de la DGA. Après l’échec, en mai 2013, du sixième tir expérimental du missile M51, nous avons demandé aux services concernés d’Airbus Defence & Space des efforts accrus tant en matière d’ingénierie qu’en maîtrise de la qualité et de leurs sous-traitants. Ces faiblesses, que nos propres services « qualité » ont constatées, doivent impérativement être corrigées (…) S’agissant de la maîtrise de l’ingénierie système, je me rends compte que, DGA exceptée, peu nombreux sont ceux qui maîtrisent la technique du missile balistique ; ce n’est pas sans poser problème. Les enquêteurs chevronnés qui ont analysé les causes de l’échec du tir d’essai de mai 2013 appellent à des efforts, à la fois dans le management et dans

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