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TKMS : la nouvelle corvette israélienne nommée

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TKMS : la nouvelle corvette israélienne nommée

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Quinze mois après le début de sa construction, en février 2018, la première des quatre corvettes du type SAAR VI commandées par Israël au groupe allemand TKMS a été nommée Magen lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 23 mai à Kiel. C’est là qu’elle a été mise à l’eau en avril. Après son achèvement à quai puis ses essais en mer, elle rejoindra au printemps 2020 le port d’Haïfa, où la marine et les industriels israéliens (notamment IAI et Rafael) intègreront ses senseurs, son armement et son système de combat. Après cette phase de travaux et de nouveaux essais, qui dureront une bonne année, le bâtiment devrait être opérationnel d’ici 2022. Tout comme son premier sistership, l’Ooz, qui suivra de peu le Magen.

 

La corvette Magen en achèvement à flot à Kiel 

La corvette Magen en achèvement à flot à Kiel (© TKMS)

 

Pendant ce temps, TKMS attaque la construction de la seconde paire de SAAR VI, qui suivra les deux premières corvettes avec environ un an de décalage. Ces bâtiments d’environ 90 mètres de long pour 13 mètres de large afficheront un déplacement d’un peu plus de 1900 tonnes en charge. Fortement armées, les nouvelles corvettes israéliennes devraient mettre en œuvre des systèmes surface-air Barak-8 et C-Dome, jusqu’à 16 missiles antinavire, une tourelle de 76mm, de l’artillerie secondaire télé-opérée et des tubes lance-torpilles. Les SAAR VI disposeront d’un radar à faces planes (normalement le MF-STAR d’IAI) et pourront embarquer un hélicoptère.

En dehors de ces corvettes, TKMS réalise actuellement un nouveau sous-marin pour la marine israélienne. Il s’agit du Drakon (Dragon), qui devait initialement s’appeler Dakar mais a été renommé en janvier dernier suite à l’opposition quant au fait de redonner ce nom qui avait été porté par un sous-marin israélien ayant mystérieusement disparu en Méditerranée en 1968 avec ses 69 membres d’équipage.

Livrable en 2020 par le chantier de Kiel, le Drakon va suivre les Tanin et Rahav, bâtiments de 68 mètres et plus de 2000 tonnes du type Dolphin II mis en service en 2014 et 2016. Il devrait intégrer de nouvelles évolutions et être un peu plus grand que ses aînés (on évoque une section supplémentaire d’environ 2 mètres) afin d’accroître les capacités de mise en œuvre de forces spéciales. Israël devrait ensuite faire construire en Allemagne une nouvelle série de trois sous-marins (Dolphin III) afin de remplacer à partir de la fin des années 2020 les trois Dolphin, achevés en 1999 et 2000. 

En dehors de la marine israélienne, TKMS a également des sous-marins à construire pour trois autres pays. Tête de série du programme des quatre unités du type 218SG destinées à Singapour, l’Invincible a été mis à l’eau à Kiel le 18 février en vue d’une livraison en 2021. Les trois suivants (Impeccable, Illustrious et Inimitable) le rejoindront entre 2022 et 2024. Dans le même temps, le programme de sous-marins égyptiens se poursuit. Le S43, troisième exemplaire du type 209/1400 commandé par Le Caire, a été mis à l’eau le 3 mai et devrait rejoindre l’année prochaine l’Egypte, où sont arrivés les S41 et S42 en 2016 et 2017. Une quatrième unité doit être livrée en 2021 à la marine égyptienne, le contrat signé avec TKMS comprenant une option pour deux sous-marins supplémentaires, livrables après les singapouriens. En dehors de ce programme, l'Allemagne devrait par ailleurs vendre à l'Egypte six frégates du type Meko A200, le Bundestag ayant donné il y a quelques semaines son feu vert à l'exportation de ces bâtiments de surface. 

Enfin, le groupe allemand attend toujours la signature du contrat des nouveaux sous-marins norvégiens, dont au moins quatre exemplaires doivent être réalisés en vue d’une livraison à partir de 2026. Les discussions se poursuivent après le choix d’Oslo, début 2017, d’opter pour le modèle proposé par TKMS.

ThyssenKrupp Marine Systems | Actualité du groupe naval allemand TKMS