Défense
Torpillage du Chon An : La France veut des sanctions à l'encontre de Pyongyang

Actualité

Torpillage du Chon An : La France veut des sanctions à l'encontre de Pyongyang

Défense

La France a indiqué sa volonté d'oeuvrer au Conseil de sécurité de l'ONU pour que la destruction de la corvette sud-coréenne Chon An « ne demeure pas impunie ». D'après les conclusions d'une expertise internationale, le bâtiment aurait été coulé par une torpille nord-coréenne, le 26 mars, près de la frontière entre les deux pays. Le naufrage a fait 46 morts. Le Quai d'Orsay a condamné avec « la plus grande fermeté » ce qui est considéré comme une « agression criminelle ». Paris appelle néanmoins la Corée du nord « à s'abstenir de toute nouvelle action violente et à reprendre le chemin de la légalité internationale ». Toujours sur le front diplomatique, les Etats-Unis ont réaffirmé leur soutien à la Corée du sud. « Les Nord-Coréens ont créé une situation extrêmement précaire dans la région, une situation dont chaque pays voisin immédiat ou proche de la Corée du nord comprend qu'elle doit être circonscrite », a affirmé lundi Hilary Clinton, la secrétaire d'Etat américaine, en déplacement en Chine. Pékin, de son côté, a appelé les protagonistes au « calme et à la retenue ». Enfin, hier, Vladimir Poutine a annoncé l'envoi d'experts russes pour analyser les résultats de l'enquête.
Ces derniers jours, la tension n'a cessé de monter entre Séoul et Pyongyang. La Corée du nord, qui récuse toute responsabilité dans le naufrage du Chon An, a menacé d'une « guerre généralisée » en cas de sanctions à son encontre. Loin de jouer l'apaisement, Pyongyang a suspendu mardi toutes relations avec Séoul. De plus, des satellites ont repéré quatre sous-marins nord-coréens appareillant de leur base de Cha-Ho.