Défense
Toulon: deux RP10 et deux CMM en service

Actualité

Toulon: deux RP10 et deux CMM en service

Défense

Quatre nouvelles unités portuaires ont été officiellement mises en service par la Marine nationale dans la base navale de Toulon. Il s’agit des remorqueurs-pousseurs Le Puffin et Le Goéland du type RP 10, ainsi que des chalands multi-missions (CMM) Criquet et Grillon. La cérémonie d’admission au service actif de ces quatre bateaux s’est déroulée le 19 novembre.

 

Le Criquet dans la base navale de Toulon (©

Le Criquet dans la base navale de Toulon (© MARINE NATIONALE - JEREMY VACELET)

Garde d'honneur devant le Grillon  (©

Garde d'honneur devant le Grillon  (© MARINE NATIONALE - JEREMY VACELET)

 

Les Criquet et Grillon sont les second et troisième d’une série de huit nouveaux CMM dont la tête de série, la Cigale, a été mise en service en avril 2018 à Toulon. Les trois suivants viennent d’être livrés,  le Scarabée et la Fourmi à Brest et l’Araignée à Cherbourg. Les deux derniers seront réceptionnés par la marine en 2020. Avec pour commencer la Tianée, qui sera basée à Toulon (normalement au profit du CEPHISMER) et ensuite la Luciole, attendue au cours de la seconde quinzaine de mars à Fort-de-France, en Martinique. Les CMM sont destinés à naviguer dans les rades ou à proximité des côtes afin de remplir différents types de missions : travaux sous-marins, transport de matériel, lutte anti-pollution, formation des plongeurs.

Ils ont été conçus et réalisés par le chantier iXblue de La Ciotat en partenariat avec Cegelec et Mauric, mais aussi le chantier CMN de Cherbourg qui a réalisé leurs coques en aluminium, armées ensuite à La Ciotat. Ces chalands de 24 mètres de long pour 8 mètres de large peuvent atteindre la vitesse de 10 nœuds et se distinguent par l’adoption d’une propulsion hybride. Pour les phases de transit, lorsque la vitesse est la plus élevée, des groupes électrogènes fonctionnant au gasoil alimentent les moteurs électriques de propulsion. Mais pour les phases d’exploitation à faible vitesse, les moteurs sont alimentés par des batteries (Lithium-ion/fer-phosphate). Permettant de naviguer jusqu’à 8 heures à une allure de 2 nœuds, elles sont rechargeables à quai, ou en mer par les groupes. Ce mode sur batterie permet d’opérer sans émission polluante, une technologie déjà en service sur des navires civils mais qui constitue une première pour la marine française. C’est la société Alternatives Energies (AltEn) qui a été chargée de développer le système énergie-propulsion des CMM, Cegelec Défense et Naval Sud-Est allant assurer le maintien en condition opérationnelle (MCO) des bateaux sur une période de 10 ans après leur mise en service.

 

Le Goéland juste avant sa mise à l'eau à Cherbourg en mai dernier  (©

Le Goéland juste avant sa mise à l'eau à Cherbourg en mai dernier  (© AVOTRIMAGE)

 

Le Goéland et Le Puffin sont eux aussi des deuxième et troisième de série, celle des nouveaux remorqueurs-pousseurs du type RP 10. Un programme qui doit comprendre pas moins de 29 bateaux livrables d’ici 2023. Le contrat est industriellement porté par le groupe BMA, avec ses chantiers Merré de Nort-sur-Erdre et CIB à Brest, ainsi le constructeur cherbourgeois CMN.

 

L'Aigrette  (© JEAN-CLAUDE BELLONNE

L'Aigrette  (© JEAN-CLAUDE BELLONNE​​​​​​​)

 

Tête de série, L’Aigrette, réalisée par Merré, a été mise en service au printemps 2018 à Dakar. Le chantier situé près de Nantes a également réalisé Le Puffin, alors que Le Goéland a été produit par CMN. Ce dernier est en train de livrer à la base navale de Cherbourg deux autres RP 10, La Mouette et Le Gravelot, alors que Brest a touché sa première unité de ce type avec Le Macareux, réalisé par CIB. Merré a par ailleurs construit Le Vanneau, destiné comme L’Aigrette à Dakar. L’ensemble constitue la première tranche ferme du contrat notifié en 2017 et qui portait donc sur sept premiers RP 10. BMA et CMN vont maintenant travailler sur la première tranche conditionnelle, qui comprend huit remorqueurs-pousseurs supplémentaires (L’Océanite, Le Chevalier, Le Pingouin, Le Fou, La Gygis, Le Noddi, Le Pétrel et L’Albatros).

Destinés à assister les bâtiments de surface et sous-marins dans leurs manœuvres d’accostage, d’appareillage et de chenalage, les RP 10, dotés d’une coque en acier et d’une superstructure en aluminium, sont des bateaux de 12 mètres de long affichant une capacité de traction comme de poussée de 10 tonnes. Ils sont armés par quatre marins et peuvent atteindre la vitesse de 8 nœuds.

 

Marine nationale