Défense
Toulon : Un nouveau navire plastron pour la Marine nationale

Actualité

Toulon : Un nouveau navire plastron pour la Marine nationale

Défense

La société française SeaOwl a signé un nouveau contrat de mise à disposition de moyens humains et matériels pour l’entrainement des différentes unités de la flotte française (bâtiments de surface, sous-marins, aéronautique navale, commandos...) A cet effet, SeaOwl a acquis un nouveau navire, le Normand Drott, racheté à la compagnie norvégienne Solstad comme l’avait été l’an dernier le VN Sapeur (ex-Normand Jarl), basé à Brest et affrété par la Marine nationale comme bâtiment de soutien, d’assistance et de dépollution (BSAD).

 

Le VN Sapeur, ex-Normand Jarl (© : MICHEL FLOCH)

Le VN Sapeur, ex-Normand Jarl (© : MICHEL FLOCH)

 

Sistership du Normand Jarl, le Normand Drott a été construit en Norvège en 1984. Du type UT 712, ce navire, qui servait jusqu’ici de remorqueur ravitailleur releveur d’ancre (AHTS) au sein de l’industrie offshore, mesure 75.5 mètres de long pour 16.6 mètres de large et affiche un port en lourd de 2900 tonnes. Doté de deux moteurs Wärtsilä 12V32D pour puissance totale de 12.000 cv, ainsi que trois propulseurs en tunnel, il peut atteindre la vitesse de 16 nœuds. Le navire dispose d’une surface de pont de 536 m² et affiche une capacité de traction de 148 tonnes.

 

Le Normand Drott (© : SOLSTAD)

Le Normand Drott (© : SOLSTAD)

 

Exploité précédemment au Brésil, le Normand Drott a quitté Rio de Janeiro le 22 décembre et doit rallier Toulon entre le 10 et le 12 janvier. Il sera positionné dans la base navale varoise en remplacement de l’ex-VN Rebel, qui y servait de navire plastron depuis 2011. Construit en 1977, ce vieux remorqueur de 45 mètres a quitté Toulon le 9 décembre pour être remorqué vers Aliaga, en Turquie, où il sera démantelé.

 

L'ex-VN Rebel en 2011 (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

L'ex-VN Rebel en 2011 (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

A son arrivée à Toulon, le Normand Drott reprendra le nom de son prédécesseur et abandonnera le pavillon norvégien pour être ré-immatriculé en France. Comme l’ex-VN Rebel, bien que celui-ci battait pavillon italien, le nouveau navire de SeaOwl sera armé par un équipage français. Sa taille plus importante va d’ailleurs entrainer l’embauche d’une quinzaine de marins, permettant à son armateur de dépasser le cap des 50 marins français.

Le nouveau VN Rebel entrera très vite en fonction pour les besoins d’entrainement de la Marine nationale. Son passage en cale sèche, au cours duquel il adoptera sa nouvelle livrée n’interviendra donc qu’en février. Il sera au cours de cet arrêt technique doté de différents équipements, dont une grue, mais ne recevra pas de plateforme hélicoptère, comme ce fut le cas en 2011 pour le VN Partisan, l’autre navire plastron de SeaOwl basé à Brest.

 

Le VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

Le VN Partisan (© : MARINE NATIONALE)

 

Les deux bateaux ainsi que les prestations associées font l’objet d’un contrat d’une durée de trois ans, que la Marine nationale pourra prolonger pour trois années supplémentaires.

Pour mémoire, le concept des navires plastrons permet aux militaires d’économiser le potentiel des unités de combat pour les phases d’exercices et de disposer d’un outil adapté aux différents scénarii développés pour l’entrainement des forces. 

- Voir notre reportage sur le VN Partisan

 

Marine nationale | Toute l’actualité de la marine française