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Tous les patrouilleurs libyens du type Combattante hors de combat

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Les forces fidèles au colonel Kadhafi ne disposent plus d'aucun patrouilleur lance-missiles du type Combattante II opérationnel. Lors des raids menés en fin de semaine dernière par l'OTAN, pas moins de 7 bâtiments de ce type ont été mis hors de combat par l'aviation, notamment britannique et française. Seuls deux patrouilleurs auraient été épargnés, ces navires n'étant pas aptes à prendre la mer car désarmés.
Longs de 49 mètres pour un déplacement de 300 tonnes en charge, 10 patrouilleurs du type Combattante II avaient été construits par les CMN de Cherbourg pour la marine libyenne. Placés sous embargo en 1981, ils avaient finalement été livrés et mis en service en 1982 et 1983. L'un d'entre eux, le Waheed, a été coulé par l'aéronautique navale américaine en mars 1986, alors que le Bark est désarmé depuis plusieurs années et que les Sharara et Laheeb avaient été placés en réserve. Les autres devaient, si la guerre civile libyenne n'avait pas éclaté, rejoindre prochainement Cherbourg pour être modernisés. L'armement de ces patrouilleurs consistait en une tourelle de 76mm, une tourelle double de 40mm et quatre missiles antinavire Otomat.

La flotte de Kadhafi réduite à néant

Au cours des frappes menées par la coalition, la seule frégate des forces loyalistes, l'Al Girdabiyah (type Koni) a également été gravement touchée. En flamme sur les images prises par les appareils de l'OTAN, le bâtiment de 96.4 mètres et 1900 tonnes est considéré comme perdu. Son sistership, l'Al Hani, est quant à lui aux mains des rebelles, son équipage ayant fait défection au début des troubles. Il en est de même pour la corvette lance-missiles Tariq Ibn Ziyad, une unité de 59.3 mètres et 700 tpc du type Nanuchka. Les deux autres navires du même type ne seraient plus en état de prendre la mer, de même que les quatre patrouilleurs lance-missiles du type Osa II (38.6 mètres, 245 tonnes). Après cette série de frappes menée contre la marine libyenne, qui représentait selon l'OTAN une menace pour les convois humanitaires et les bâtiments de la coalition, les forces navales du colonel Kadhafi sont, pour ainsi dire, rayées de la carte. Il reste néanmoins, peut-être, quelques embarcations légères à même de lancer d'ultimes raids mais les chances de succès pour les pro-kadhafistes sont très minces. Car l'armada engagée dans le cadre de l'opération Unified Protector (une trentaine de navires)est, en effet, totalement maîtresse de l'espace aéromaritime. Et les actions nautiques menées par les Libyens ces dernières semaines, notamment dans le secteur de Misrata, se sont toutes soldées par des échecs, les navires de la coalition détectant et repoussant systématiquement les assauts.