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Trois candidats au rachat du Siroco

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Trois candidats au rachat du Siroco

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Bonne nouvelle pour la France, qui devrait, à priori, pouvoir céder sans trop de difficulté le transport de chalands de débarquement Siroco, prématurément retiré du service cette année. Au moins trois candidats sérieux ont manifesté leur intérêt pour acquérir le bâtiment, opérationnel depuis 1998 et qui dispose encore d’un beau potentiel. Alors que des négociations sont en cours avec le Portugal et le Brésil, le Chili, qui a racheté en 2011 l’ex-Foudre (devenu Sargento Aldea) est également sur les rangs. « Il ya une proposition intéressante du gouvernement français, qui doit être analysée en détail. Il est très important d'avoir un deuxième navire de cette taille, en plus du Sargento Aldea, qui a fourni une aide importante lors de la récente catastrophe de Chañaral », a expliqué au journal La Segunda le ministre chilien de la Défense, Jorge Burgos. « J’ai demandé à la marine de me préparer un dossier que je remettrais  à la présidente (Michelle Bachelet, ndlr) et, si elle l’estime, la quetsion pourra être discutée de gouvernement à gouvernement lors de sa prochaine visite en France », a-t-il ajouté.

Réalisant actuellement son dernier déploiement  à l’occasion d’une mission Corymbe en Afrique de l’ouest, le Siroco reviendra à Toulon au printemps. Il doit être retiré du service au sein de la Marine nationale à partir de l’été.  

Long de 168 mètres pour une largeur de 23.5 mètres et un déplacement de 12.000 tonnes en charge, le Siroco, armé par un équipage d’un peu plus de 200 marins, peut atteindre la vitesse de 21 nœuds et dispose d’une autonomie très importante, soit 11.000 milles à 15 nœuds. Doté d’importantes infrastructures hospitalières et de commandement, le TCD est conçu pour la projection de troupes et de matériel au moyen d’engins de débarquement et d’hélicoptères. 

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