Marine Marchande
Trois organisations de l’ONU réclament le statut de « travailleurs-clés » pour les marins

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Trois organisations de l’ONU réclament le statut de « travailleurs-clés » pour les marins

Marine Marchande

Dans une déclaration commune, l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Organisation internationale du Travail (OIT) réclament que « les marins, le personnel maritime, le personnel des navires de pêche, le personnel du secteur énergétique offshore, le personnel de l'aviation, le personnel de la chaîne d'approvisionnement du fret aérien et le personnel des prestataires de services dans les aéroports et les ports »,  bénéficient d’un statut de « travailleurs-clés » assurant un service essentiel pendant la pandémie. Ce statut doit permettre d’être exempté des restrictions de voyage, mais aussi garantir l’accès aux traitements médicaux d’urgence et faciliter le rapatriement d’urgence, si besoin. Et ce, alors qu’à partir de mi-juin, il faudra assurer la relève de 150.000 marins qui auront besoin de vols internationaux.

Afin de faciliter ces relèves, la lettre demande que soient acceptées « les pièces d'identité officielles, les livrets de service, les certificats STCW, les contrats d'engagement, les contrats de travail des pêcheurs et les lettres de nomination de l'employeur comme preuves des qualifications professionnelles ». Les organisations demandent aux Etats de permettre de débarquer et transiter pour les relèves et de mettre en place des protocoles d’approbation et de contrôle appropriés. La lettre insiste aussi sur le besoin d’ « accélérer l'autorisation des "vols de rapatriement" et des vols qui permettent de procéder à la relève des équipages ».

Ces trois organisations rappellent qu’ « en raison des restrictions liées à la Covid-19, un grand nombre de marins doivent prolonger leur service à bord des navires après de nombreux mois passés en mer, car ils ne peuvent être remplacés ou rapatriés après de longues périodes de service. Cette situation est intenable, tant pour la sécurité et le bien-être des marins que pour la sécurité du commerce maritime ». Elles martèlent encore qu’« il est impossible de reporter indéfiniment les relèves d’équipages ». En conséquence, « les États membres sont vivement encouragés à prendre des mesures urgentes pour traiter cette question ».

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