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Trophée BPE : Le golfe à vitesse grand V

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Trophée BPE : Le golfe à vitesse grand V

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Après un départ en douceur, dimanche, sous le vent de Belle-Île-en-Mer, les 26 solitaires toujours en course dans cette 4e édition du Trophée BPE étaient toujours poussés, hier, par un vent d'Est Nord-Est soufflant entre 20 et 25 noeuds. Au pointage de 18 heures, Franck Le Gal, sur Lenze, menait la flotte d'une très courte avance, talonné Yannig Livory (Défi Transat 1) et Ronan Treussart (Groupe Céléos). Dans le sillage de ce trio de tête, 8 autres skippers suivaient à moins de 6 milles, dont Bertrand de Broc (Les Mousquetaires), Charles Caudrelier (Bostik) ou encore Jeanne Grégoire (Banque Populaire). Les Figaristes se dirigeaient à plus de 10 noeuds sur le Cap Finisterre, qu'ils devraient atteindre dès ce matin ! « Les conditions sont parfaites, on en profite pour faire avancer le bateau, engranger un maximum de milles car ils seront précieux pour la suite. On risque en effet d'avoir un peu d'air au Cap Finisterre et mieux vaudra être dans le paquet de tête à ce moment-là car ça risque de s'échapper par devant. Pas question donc de lever le pied », lâchait hier Yannnick Bestaven (Aquarelle.com) lors de la vacation du midi.

Lancés à plus de 10 noeuds, voire 14 ou 16

Lancés à plus de 10 noeuds - jusqu'à 14 voire 16 noeuds dans les surfs - les Figaristes continuent leur traversée expresse du Golfe de Gascogne, portés par un flux d'Est Nord-Est. « Ca glisse bien ! Depuis ce matin, je suis dessus en permanence et je ne lâche rien » annonçait de son côté Eric Defert, skipper de Suzuki. « Faire marcher la machine, mettre du charbon » : Ils sont tous unanimes, les milles amassés ce jour ne seront plus à prendre le lendemain. Reste à trouver le bon compromis afin de ménager la monture et le bonhomme. Car la route est encore longue. « J'ai prévu de faire des siestes dès que possible. Il va falloir être frais dans les heures qui viennent, car il va sans doute y avoir un passage à niveau après le Cap Finisterre » expliquait Eric Peron (France Soir) en début d'après-midi. « J'essaie de me reposer dès que possible mais pour l'instant on est un peu à des allures d'équilibriste : la mer est formée et c'est délicat de lâcher la barre. Ce matin, deux fois j'ai mis le pilote automatique et deux fois je suis parti au tas ! », poursuivait Bestaven.

« Choisir son camp »

Les navigateurs vont devoir négocier une bascule de vent au Nord. Second au pointage de 15 heures, et 7ème hier soir, Marc Emig sur AST Groupe, qui se situait au centre de la flotte - étalée sur seulement 35 milles en latitude -, attend « la rotation du vent au nord pour descendre un peu plus dans le Sud ». Plus au Nord, Franck Le Gal (Lenze) espérait « toucher du vent frais plus tôt que les autres et empanner avant certains adversaires ». Il va y avoir des décisions à prendre très rapidement. « Il va falloir choisir son camp ! », comme ils disent. Il faudra en tous cas tenter de rester dans la veine de vent fort et régulier qui devrait se situer le long des côtes Portugaises. Une grande partie de la flotte devrait ainsi choisir une route plutôt Sud.
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- La course en direct et le classement complet sur tropheebpe.com

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