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Trophée Jules Verne : Spindrift a coupé la ligne

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Il ne faisait pas encore jour hier matin quand les 12 hommes d’équipage de « Spindrift » ont quitté le ponton du port du Château à Brest. Cap sur la ligne de départ du Trophée Jules-Verne au large d’Ouessant, afin de tenter de battre le record détenu par Francis Joyon et les siens : 40 jours, 23 h 30' 30'.

Yann Guichard et son équipage étaient prêts il y a un an à se lancer à l’assaut du tour du monde, mais à la sortie de la rade de Brest, ils avaient démâté. Cette année, ils sont en stand-by depuis le 5 novembre et attrapent la seule fenêtre météo qui s’est entrouverte depuis ces deux mois et demi. Le maxi a coupé la ligne juste un peu avant 13 h à 12 h 47 exactement. Ils doivent revenir avant le mardi 26 février 12 h 16’57’’.

L’équateur en moins de cinq jours ?

Ce mercredi en milieu de journée, ils se sont élancés dans une vingtaine de nœuds de sud-ouest sur une mer assez calme. Objectif : aller attraper le flux de nord-ouest qui va les propulser, ils l’espèrent, aux alentours de cinq jours à l’équateur. Le routeur Jean-Yves Bernot prévoit un passage le lundi 21 janvier. Ce serait une bonne première étape parce que Francis Joyon et ses hommes avaient gagné le cap de Bonne Espérance en 12 jours 21 h. « Jusqu’à l’équateur, ça s’annonce bien », lâchait Yann Guichard juste avant de quitter le ponton. Et ils n’ont pas tellement le droit de traîner en route parce que l’équipage d’Idec avait eu des mers du sud idéales…

« Nous sommes plus légers que la dernière fois »

« Une des difficultés, c’est l’anticyclone de Sainte-Hélène dans l’Atlantique Sud », poursuit le skipper du géant noir et or. Et c’est une des clés de cette première partie. « Après le Grand Sud, c’est minimum quinze jours de grand froid et d’humidité. On est un peu plus léger que la dernière fois. Potentiellement, en dessous de 20 nœuds, nous avons un très léger déficit mais au-dessus nous sommes plus rapides qu’avant. On peut tenir des moyennes supérieures à 35 nœuds si la mer reste maniable… »
Mais quoiqu’il arrive, il faut à Guichard et ses hommes revenir à Brest en moins de 40 jours et 23 heures…. Tic, tac, tic, tac, le chrono est lancé !

Un article de la rédaction du Télégramme