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TSM : un nouveau navire de travaux offshore

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TSM : un nouveau navire de travaux offshore

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Il doit entrer en service au printemps prochain. Iroise Mer, filiale depuis 2013 de l’armement Thomas Services Maritimes (TSM), spécialisé dans les remorquages portuaire et hauturier, ainsi que les travaux maritimes, attend un nouveau venu dans sa flotte brestoise (qui comptera six bateaux de 10 à 41 mètres) : le TSM Ouessant. Il doit renforcer les moyens de TSM déjà en place sur le littoral français : notamment le TSM Penzer (DP1 - adapté notamment aux petits fonds), le TSM Kermor (53 tonnes de traction et pont aménagé pour de relevage d'ancrages) et le TSM Dora (capacité d'emport de 180 tonnes et 15 tonnes de levage).

 

(© TSM)

(© TSM)

 

Le nouveau navire de travaux offshore est construit par Neptune Shipyards BV aux Pays-Bas est un design Shallow Draft - EuroTug 3515. Certifié par le Bureau Veritas, il fait 36 mètres de long, pour 15 de large et présentera un faible tirant d'eau (1.8 mètre). Offrant un bollard pull de 40 tonnes, il sera capable d'atteindre la vitesse de 12 noeuds, avec 3 moteurs Caterpillar C-32 V12 pour une puissance de 2910 kW. En plus de ses trois hélices, le bateau aura quatre propulseurs transversaux (deux à la poupe, deux à l’arrière), de 275 kW chacun.

 

(© TSM)

(© TSM)

 

Le TSM Ouessant sera équipé de deux grues, dont la plus grosse permet de déborder 29 tonnes à 9.5 mètres. Il aura aussi quatre points d'ancrage pour assurer des opérations de plongée par scaphandrier sans propulsion et deux pieux de 12 mètres afin d'assurer une stabilité du navire en position dans très peu d'eau, quand la propulsion ne peut plus être utilisée totalement. Il est enfin équipé d'un système de positionnement dynamique DP2. Ce navire peut embarquer jusqu'à 21 personnes pour plusieurs semaines de mer.

Polyvalent, avec une large surface de pont, le TSM Ouessant a notamment été étudié pour la pose et les atterrages de câbles. Comme le TSM Penzer, il peut se poser à marée basse, mais son étrave est aussi conçue pour affronter des conditions de mer formée telles que rencontrées dans les zones de forts courants où le groupe intervient, comme sur le site hydrolien de Paimpol-Bréhat.

Le marché français et plus largement européen sont les premières cibles pour ce navire, indique-t-on chez TSM. Il devrait en particulier intervenir dans le secteur des EMR : éolien offshore posé ou flottant et hydrolien. Il sera en mesure d'effectuer des opérations d'inspection sous-marine par ROV, protection de câble par matelas béton, ensouillage, atterrage et pose, excavation...