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Ultime arrêt technique majeur pour un SNA du type Rubis

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Ultime arrêt technique majeur pour un SNA du type Rubis

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Ce sera le 19ème et dernier arrêt technique majeur (ATM, ex-IPER) des six sous-marins nucléaires d’attaque du type Rubis construits pour la Marine nationale. Il a débuté fin novembre lorsque la Perle, la plus récente unité de cette série, est entrée en cale sèche dans un bassin de la zone Missiessy, à Toulon. Le chantier entre maintenant dans le dur, la marine ayant remis lundi les « clés » de son SNA à Naval Group, qui en a désormais la responsabilité jusqu’à la fin de l’ATM. Les travaux, qui vont durer 18 mois, verront le sous-marin pour ainsi dire vidé. Sa coque et tous ses équipements vont être visités et remis à niveau, certains systèmes étant quant à eux modernisés. Pendant ce temps, comme à chaque arrêt technique majeur, le cœur nucléaire va être rechargé après débarquement des éléments combustibles irradiés qui ont fourni l’énergie du bâtiment depuis son dernier ATM, achevé fin 2009. Ce chantier de grande ampleur représente un million d'heures de travail pour Naval Group, où 500 collaborateurs sont mobilisés, ainsi que de nombreux sous-traitants. Il a nécessité un an de préparation et totalisera quelques 25.000 lignes de travaux. 

 

Le SNA Perle (© FRANCIS JACQUOT)

Le SNA Perle (© FRANCIS JACQUOT)

 

Après sa remise à niveau, les essais qui suivront puis la phase de remontée en puissance avec ses équipages, la Perle doit reprendre son cycle opérationnel à l’automne 2021. Cet arrêt technique permettra de redonner au bâtiment suffisamment de potentiel pour naviguer jusqu’à son remplacement par le sixième et dernier des nouveaux SNA du type Barracuda, le futur Casabianca, dont la livraison est prévue en 2029.

Pour mémoire, six SNA de première génération ont été construits à Cherbourg, le Rubis, mis en service en 1983, puis le Saphir (1984), le Casabianca (1987), l’Emeraude (1988), l’Améthyste (1992) et la Perle (1993). Ces bâtiments de 73.6 mètres de long pour 7.6 mètres de diamètre et environ 2670 tonnes de déplacement en plongée ont déjà commencé à tirer leur révérence. Second de la série, le Saphir a rejoint en juillet dernier Cherbourg pour y être désarmé et conditionné en vue du démantèlement de sa tranche réacteur. Il sera suivi par le Rubis, attendu en décembre 2020 à la pointe du Cotentin après avoir été prolongé près de quatre ans grâce à un ultime arrêt technique pour compenser le retard pris par le programme Barracuda. Les Casabianca, Emeraude, Améthyste et Perle suivront au fil des livraisons de leurs successeurs.

Mis à l’eau l’été dernier par Naval Group à Cherbourg, le premier de cette nouvelle génération de SNA, le Suffren, doit débuter ses essais en mer dans les mois qui viennent en vue d’une mise en service en 2021. Il sera suivi par le Duguay-Trouin, le Tourville et le De Grasse, prévus pour être livrés entre 2022 et 2025. Puis viendront les deux nouveaux Rubis et Casabianca, livrables en 2027 et 2029 et qui devaient initialement s'appeler Dupetit-Thouars et Duquesne, noms choisis comme les quatre premiers en 2007 mais changés en 2015.

D’ici là, les derniers Rubis seront maintenus en activité grâce au programme régulier de maintenance de ces bâtiment, avec les indisponibilités pour entretien (tous les 4 mois environ) à quai et les IE longues avec passage au bassin qui interviennent tous les trois ans et demi. 

- Voir notre article détaillé sur le programme Barracuda 

 

Marine nationale Naval Group (ex-DCNS)