Marine Marchande
Un appui diplomatique nécessaire pour obtenir des ports de relèves

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Un appui diplomatique nécessaire pour obtenir des ports de relèves

Marine Marchande

Depuis le début de la pandémie du Covid-19, les difficultés de relèves vont en empirant. Les marins sont bloqués aux frontières, quarantainés dans des conditions plus ou moins confortables ou contraints de rallonger de plusieurs semaines, voire mois, leur durée d'embarquement. Les armateurs sont obligés de composer en fonction de conditions qui changent d'un pays à l'autre et parfois d'une journée à l'autre. 

En attendant le rétablissement des lignes aériennes et, peut-être, la généralisation des tests - pour l'instant toujours très compliqués à obtenir - les syndicats, armateurs et autortés du pavillon, des affaires maritimes et du ministère, essaient de trouver des solutions lors de leurs réunions hebdomadaires. La semaine dernière, après que les représentants des salariés aient soulevé la situation particulièrement difficile de l'Afrique de l'Ouest, les partenaires ont avancé l'idée de mettre en place une liste de ports-corridors dans lequels les relèves pourraient être effectuées. Cette liste nécessiterait un important effort diplomatique pour garantir la circulation des navigants sous pavillon français. Les armateurs estiment que si de tels ports peuvent être listés et garantis par des accords ad-hoc entre la France et les Etats concernés, ils sont prêts à modifier les routes des navires pour pouvoir y escaler et effectuer les relèves.

Actuellement, outre le golfe de Guinée, particulièrement problématique, la zone asiatique est toujours très compliquée pour les relèves. Avec notamment la Corée, en proie à une nouvelle vague épidémique, et qui, par conséquent, a fortement verrouillé ses conditions sanitaires.

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