Marine Marchande
Un cargo chargé de blé s'échoue près de Marseille

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Un cargo chargé de blé s'échoue près de Marseille

Marine Marchande

Le cargo turc Gunay II, échoué dans la nuit de mardi à mercredi près de Marseille, s'est finalement dégagé vers 1H30 du matin. Maintenu par la remorque du VB Provence, le cargo a été conduit vers le port de Marseille. Vers 6 heures, un autre remorqueur portuaire, le Marseillais 5, rejoignait le convoi pour assister le Gunay II dans le franchissement des passes.
Le remorqueur d'intervention, d'assistance et de sauvetage Abeille Flandre n'aura donc pas été nécessaire pour dégager le cargo turc de l'îlot du Planier, sur lequel il s'atait échoué après avoir ppareillé de Fos pour rejoindre Livourne avec 3000 tonnes de blé dans ses cales. Hier, au lever du jour, une équipe d'évaluation (un médecin du bataillon des marins pompiers de Marseille, un représentant du centre de sécurité des navires, le commandant des remorqueurs de Marseille, deux pilotes) avait été hélitreuillée à bord du Gunay II par un hélicoptère Panther de la Marine nationale. Dans le même temps, la préfecture maritime de la Méditerranée dépêchait sur zone le remorqueur Carangue et le bâtiment de soutien, d'assistance et de dépollution Ailette. Coordonnés par le CROSS Med, ces moyens étaient complétés par le remorqueur portuaire VB Provence, une vedette des marins-pompiers, une vedette de la SNSM, ainsi qu'une équipe du Groupement de Plongeurs Démineurs de la Méditerranée qui a procédé à une inspection de coque.

Une cargaison dangereuse pour l'environnement marin

Hier soir, les tentatives de déséchouement menées par le VB Provence et la Carangue étaient restées sans succès. « Par mesure de précaution, le cargo sera maintenu en position de sécurité par le remorqueur Provence pendant la nuit, la Carangue restera sur zone et une équipe d'évaluation et les 4 membres d'équipage restés à bord seront évacués par un hélicoptère Lynx. », précisait en début de soirée la préfecture maritime.
Le cargo s'étant échoué à pleine charge et les rochers du Planier étant de véritables lames de rasoir, la principale inquiétude résidait hier soir dans la capacité de la coque à résister. C'est pourquoi les remorqueurs opéraient avec la plus grande prudence, d'autant qu'en plus du combustible contenu dans les soutes du Gunay II, sa cargaison est également sensible. Ainsi, en 1996, le naufrage du cargo Fenes, transportant 2500 tonnes de blé, avait provoqué de graves dommages au milieu marin. " La dislocation du navire a provoqué l'épandage sur les hauts fonds de la cargaison. Au moins 8 hectares ont été brûlés par la fermentation du blé, les dégagements massifs d'hydrogène sulfuré, de méthanol et d'éthanol, ces 3 sous-produits rendant difficile l'intervention de plongeurs sous-marins", rappelle Robin des Bois. L'association réclame d'ailleurs que le transport de céréales en Méditerranée se fasse par des navires récents. Agé de plus de 20 ans, le Gunay II est un habitué du port de Marseille-Fos.

Hélitreullage par le Dauphin de la marine (© : MARINE NATIONALE - ROMAIN PERICH)
Hélitreullage par le Dauphin de la marine (© : MARINE NATIONALE - ROMAIN PERICH)

Hélitreullage par le Dauphin de la marine (© : MARINE NATIONALE - ROMAIN PERICH)
Hélitreullage par le Dauphin de la marine (© : MARINE NATIONALE - ROMAIN PERICH)

Le Gunay II échoué (© : MARINE NATIONALE - 21 F)
Le Gunay II échoué (© : MARINE NATIONALE - 21 F)

Pollution en mer et accidents