Défense
Un nouveau canon de 40 mm pour la marine française
ABONNÉS

Actualité

Un nouveau canon de 40 mm pour la marine française

Défense

La Marine nationale va bien être équipée du RAPIDFire naval, le nouveau système d’artillerie de 40 mm de Thales et Nexter, dont disposeront de nombreuses unités de la flotte française. Après une très longue gestation, liée notamment à des problématiques budgétaires, l’acquisition de ce canon a selon nos informations été acté, la commande ne devant plus tarder à être officialisée. Le développement et la production du RAPIDFire naval vont être entérinés à l’occasion du programme des nouveaux bâtiments ravitailleurs de forces (BRF). Mais ce système sera également amené à être installé sur d’autres types de navires.

D’une portée de 50 à 4000 mètres, ce système pouvant être intégré au système de combat du bâtiment et dont la cadence de tir est donnée à 200 coups par minute, sera installé dans une tourelle hermétique gyrostabilisée et disposera de sa propre conduite de tir (optronique TV/IR couplé à un télémètre laser). La tourelle et la réserve de munitions seront intégrées dans un module autonome par rapport à la coque des bâtiments porteurs, l’ensemble du système devant peser moins de 3 tonnes.

Révision du concept d’autodéfense des unités de second rang

Le retour de l’artillerie de moyen calibre dans la Marine nationale s’inscrit dans le cadre des réflexions portant sur la révision du concept d’autodéfense à courte portée de ses bâtiments, en particulier les unités de second rang et de ravitaillement (les frégates étant dotées de tourelles Leonardo de 76 mm). Il s’agit de faire face au spectre grandissant des missiles antinavire et autres menaces asymétriques. L’évolution va donc se concrétiser avec les quatre futurs BRF, qui vont remplacer entre 2023 et 2029 les bâtiments de commandement et de ravitaillement (BCR) Var, Marne et Somme actuellement en service. La commande de ces navires de 194 mètres et 31.000 tonnes de déplacement en charge a été notifiée il y a un an à un groupement composé des Chantiers de l’Atlantique et de Naval Group. Alors que la construction de la tête de série doit débuter au printemps à Saint-Nazaire, la question de l’armement de ces BRF devait être réglée au plus tard l’été dernier. Mais les décisions ont eu bien du mal à être prises, entre lobbying industriel et peut-être politique, besoins opérationnels et contraintes budgétaires. A ce jour, aucun choix n’est d’ailleurs encore officialisé, même s’il ne s’agirait plus que d’une question de jours.

Le tandem artillerie/missiles à courte portée

Afin de répondre aux menaces identifiées, actuelles et à venir, le recours à un tandem constitué d’artillerie et de missiles antimissiles légers est admis comme la solution optimale. Les avantages sont évidents puisque ces systèmes, complémentaires, permettent de traiter un large spectre de menaces aériennes et de surface, de l’embarcation suicide au missile antinavire, tout en offrant un haut niveau de redondance.

L’idée est en fait de remplacer

Thales | Actualité maritime du géant de l'électronique Nexter | Toute l'actualité navale du groupe français de défense Marine nationale | Toute l’actualité de la marine française