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Nouveau mât pour les frégates belges

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Se trouvant actuellement dans la base néerlandaise de Den Helder, la frégate belge Leopold Ier a reçu un nouveau mât dans le cadre de la modernisation de ses moyens électroniques. La mâture d’origine a été remplacée par une nouvelle structure intégrant notamment un radar de veille surface Seastar et un système électro-optique Gatekeeper conçus par Thales. Complétant les radars de surveillance aérienne SMART-S et LW-08 et les deux conduites de tir STIR d’origine, ces nouveaux équipements permettront d'améliorer la détection en surface, plus particulièrement des petits mobiles de surface, comme des embarcations rapides, mais aussi des mines flottantes, des plongeurs ou encore des périscopes de sous-marins. Doté de quatre antennes planes fixées sur chaque face du mât pour bénéficier d’une détection panoramique permanente, le Seastar, également commercialisé sous le nom de Sea Watcher 100, est en effet conçu pour faire face aux menaces asymétriques. D’une portée d’envirion 40 km, le système, également utilisé pour le guidage des hélicoptères en phase d’approche, peut détecter et traquer de très petites cibles dans des conditions météorologiques difficiles, avec des algorithmes spécifiques pour discriminer les pistes intéressantes des reflets des ondes radars sur les vagues. Système de surveillance électro-optique à 360 degrés, le Gatekeeper utilise quant à lui des moyens vidéo et infrarouge afin d'offrir une vision panoramique autour du bateau et de distinguer de petits mobiles, notamment dans un environnement littoral.

Le Léopold Ier en 2009 avec son mât d'origine (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Le Léopold Ier en 2009 avec son mât d'origine (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

La frégate Léopold Ier et son nouveau mât (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

La frégate Léopold Ier et son nouveau mât (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

La frégate Léopold Ier et son nouveau mât (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Les pistes détectées par l’ensemble des senseurs, y compris le Seastar et le Gatekeeper, seront automatiquement traités par un nouveau système de combat, le Guardia, développé par la marine des Pays-Bas via la société néerlandaise CAMS, dépendant du ministère de la Défense. La seconde frégate belge, le Louise Marie, recevra les mêmes améliorations.

Ces bâtiments, mis en service en 1991 dans la marine néerlandaise sous le nom de Karel Doorman et Willem Van der Zaan, ont été transférés en 2007 et 2008 à la Belgique. Les Pays Bas, qui ont construit 8 frégates de ce type (Classe M), ont également vendu deux unités au Chili et deux autres au Portugal, ne conservant que les Van Amstel et Van Speijk. Cette dernière a également reçu son nouveau mât alors que le Van Amstel, effectuant actuellement un long déploiement dans les Caraïbes, sera modernisé à l’issue de cette mission, en 2013/2014. On notera que la nouvelle mâture des frégates de la classe M a été conçue par l'organisation en charge du matériel (DMO) du ministère néerlandais de la Défense. Les travaux, y compris la mise en place des radars, ont été réalisés sous sa maîtrise d'oeuvre dans la base navale de Den Helder. 

 

La frégate néerlandaise Van Speijk (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

La frégate néerlandaise Van Speijk (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

La frégate néerlandaise Van Speijk (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

La frégate néerlandaise Van Speijk (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

La frégate néerlandaise Van Speijk (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Longues de 125.2 mètres pour un déplacement de 3320 tonnes en charge, les frégates belges et néerlandaises comptent un équipage de 155 marins et embarquent un hélicoptère. Leur armement comprend 8 missiles antinavire Harpoon, un système surface-air Sea Sparrow (16 missiles à lancement vertical), un canon de 76mm, un système multitubes Goalkeeper, deux mitrailleuses de 12.7mm et quatre tubes lance-torpilles.

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