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Une armada de paquebots arrive à Manille
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Une armada de paquebots arrive à Manille

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Faute de pouvoir rapatrier tous leurs personnels par voie aérienne, les compagnies de croisière utilisent une partie de leur flotte pour ramener des milliers de membres d’équipage à la maison. C’est en particulier le cas des Philippins, qui constituent une part importante des personnels hôteliers des paquebots. Ces derniers jours, de nombreux navires sont ainsi arrivés en baie de Manille, après avoir pour certains effectué des transbordements de personnels avec d’autres bateaux afin de concentrer les nationalités pouvant être rapatriées de cette manière. Hier, une dizaine de paquebots étaient au large ou s’étaient déjà mis au mouillage devant la capitale des Philippines : les Spectrum of the Seas, Voyager of the Seas, Carnival Spirit, Queen Elizabeth, Sun Princess, Sea Princess et Pacific Dawn, en provenance d’Australie, ainsi que les Majestic Princess et Sapphire Princess, arrivés de Singapour. Ils doivent respecter une période de quatorzaine et des contrôles sanitaires strictes avant de pouvoir débarquer leurs occupants.

 

Le Spectrum of the Seas, ici à Sydney début mars (© : 

Le Spectrum of the Seas, ici à Sydney début mars (© : JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

D’autres paquebots sont en route vers les Philippines, dont le Ruby Princess, qui a appareillé le 24 avril de Port Kembla et suscite des craintes. Car ce navire a été touché par le coronavirus, avec à l’issue de sa dernière croisière fin mars un bilan de 600 malades, ce qui a poussé les autorités australiennes, qui imputent à cette croisière une vingtaine de décès, à initier des poursuites à l’encontre de la compagnie Princess Cruises et sa maison-mère, le groupe américain Carnival. Plus de 190 des 1100 membres d’équipage avaient été testés positifs. Evidemment, les personnels présents à bord du Ruby Princess sont très inquiets, non seulement face à la maladie, mais aussi au risque d’être empêchés de débarquer pour raisons sanitaires.  

 

Le Ruby Princess, ici à Sydney début mars (© : 

Le Ruby Princess, ici à Sydney début mars (© : JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

Alors qu’on estimait début avril à plus de 90.000 le nombre de membres d'équipages bloqués sur des paquebots, ce système de rapatriement par voie maritime est aussi organisé dans d’autres régions. Ainsi, entre les Etats-Unis, les Bahamas et les Caraïbes, les compagnies sont en train d’organiser des opérations analogues. Il s’agit, faute d’alternatives aériennes suffisantes, de faire rentrer des personnels vers l’Europe, mais aussi l’Asie (Philippines et Indonésie notamment) avec un long voyage en perspective. Une épreuve supplémentaire pour les personnels, qui outre l’éloignement de leur foyer depuis parfois des mois, ont pour beaucoup vu leurs revenus baisser sensiblement.

En Europe aussi, des rapatriements maritimes vers l’Asie sont à l’ordre du jour. Avec par exemple le Costa Mediterranea sur lequel ont été transbordés dans plusieurs ports italiens des personnels philippins et indonésiens d’autres navires de la compagnie Costa Croisières. Le paquebot est en attente de partir vers l’Asie à Brindisi, où il est arrivé le 16 avril en vue de récupérer 500 membres d’équipage du Costa Fortuna, à l’arrêt dans ce port italien depuis le 5 avril.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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