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Une association propose d'immerger la Jeanne d'Arc à La Réunion

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Une association propose d'immerger la Jeanne d'Arc à La Réunion

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Après une transformation en musée à flot et même en héliport, la Jeanne d'Arc, bien que destinée au démantèlement, fait toujours l'objet de convoitises. Une association, baptisée Nautilus, propose cette fois d'immerger devant les côtes de La Réunion, par 40 mètres de fond, la coque de l'ex-porte-hélicoptères de la Marine nationale, désarmé l'été dernier. Il s'agirait, selon les promoteurs de ce projet, de faire de l'ancien navire école un musée sous-marin, servant à la fois de récif artificiel et de site de plongée, pouvant également être observé depuis la surface par des bateaux touristiques à fonds vitrés.
Alors que le projet commence à faire du bruit en océan Indien, la Marine nationale tempère l'enthousiasme de certains. « Nous sommes partis sur l'option de démanteler la Jeanne d'Arc. Depuis 2000, certains accords internationaux, auxquels la France a souscrit, restreignent les océanisations. Et, même si les bâtiments militaires sont hors champ, nous avons décidé d'appliquer ces conventions et de ne plus océaniser nos anciens navires », explique-t-on à l'Etat-major de la marine.
Admise au service actif en 1964, la Jeanne d'Arc a été définitivement condamnée en novembre dernier. Depuis, elle porte le numéro Q860 et, après d'importants travaux de sécurisation de la coque et d'extraction des fluides, a été remorquée aux épis porte-avions de la base navale de Brest. Elle doit faire dans les prochaines années l'objet d'un appel d'offres en vue d'être déconstruite.

L'ex-Jeanne d'Arc à Brest fin 2010 (© : LE TELEGRAMME)
L'ex-Jeanne d'Arc à Brest fin 2010 (© : LE TELEGRAMME)

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