Croisières et Voyages
Une croisière dans les Caraïbes à bord du Pacific Dream

Reportage

Une croisière dans les Caraïbes à bord du Pacific Dream

Croisières et Voyages

Depuis novembre, CDF Croisières de France a développé son concept de croisières à la française à bord du Pacific Dream, un paquebot de la flotte de sa maison mère, le groupe espagnol Pullmantur. Jusqu'en mars, ainsi que durant l'hiver 2010/2011, le navire réalise avec CDF des traversées d'une semaine dans les Caraïbes. Au départ de Saint-Domingue, il fait escale à Sainte-Lucie, la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Martin et Tortola, avant de retrouver la République Dominicaine. Chaque semaine, environ 500 Français partent de Paris pour réaliser cette croisière, que nous vous présentons aujourd'hui. Contrairement à l'habitude, nous avons cette fois décidé de faire découvrir ce voyage à travers l'expérience d'un couple de Nantais, qui a embarqué sur le Pacific Dream du 2 au 10 janvier 2010.

Le Pacific Dream (par ERIC HOURI)
Le Pacific Dream (par ERIC HOURI)

A 65 ans, Michel et Micheline profitent d'une retraite bien méritée après de longues années de vie active, l'un dans l'industrie, l'autre dans les services publics. Plutôt habitués à partir en vacances en France, ce couple de Nantais n'avait jamais quitté le continent européen. La raison ? « Nous n'en avions pas encore eu l'occasion et, comme nous ne parlons pas Anglais, la barrière de la langue est un frein pour certaines destinations », expliquent-ils. De la croisière, ils n'avaient qu'une seule expérience avant le Pacific Dream. C'était en 2004. A l'occasion de leurs 60 ans, ils s'étaient vus offrir une traversée sur le célèbre Queen Mary 2, qui croisait en Méditerranée. Sorti quelques mois plus tôt des chantiers de Saint-Nazaire, cette « fierté » régionale leur avait laissé un souvenir « extraordinaire ». Mais, « heureusement », disent-ils, ils avaient embarqué sur le liner britannique avec leurs enfants, ce qui leur facilita grandement la vie.

Micheline et Michel à Sainte-Lucie
Micheline et Michel à Sainte-Lucie

« Sur le Queen, des efforts sont faits pour les passagers français. Mais il faut reconnaître que le personnel ne parle quasiment pas notre langue. Si nos enfants, qui parlent Anglais, n'avaient pas été là pour nous aider, je pense vraiment que nous n'aurions pas apprécié autant cette croisière », explique Micheline. Sachant que cette fois ils ne les accompagneraient pas, pour les 65 ans de leurs parents, les enfants de Michel et Micheline ont donc choisi CDF Croisières de France. Filiale de Pullmantur, cette compagnie s'est lancée en 2008 avec un premier navire, le Bleu de France, qui a rencontré un beau succès en Méditerranée. Positionné sur des traversées au départ de Marseille, ce navire propose le concept des « croisières à la française », avec un personnel parlant Français, des menus adaptés et une formule « tout inclus ». L'hiver dernier, le paquebot était exploité dans les Antilles mais, cette année, la compagnie a décidé de le conserver en Europe. Pour la clientèle, nombreuse, qui souhaitait partir dans les Caraïbes, CDF a donc décidé de développer son concept sur un navire de Pullmantur.

Le Bleu de France aux Antilles, l'hiver dernier
Le Bleu de France aux Antilles, l'hiver dernier

Prise en charge dès l'aéroport

Peu habitués aux grands voyages, Michel et Micheline avouent avoir été un peu anxieux avant le départ. Ils devaient, en effet, se rendre seuls à Paris et, le lendemain, à Roissy. Documents de voyage en main, ils arrivent au terminal 3 de l'aéroport Charles de Gaulle très en avance. Il n'est pas encore 7H30 et l'avion doit décoller à 11 heures. Dès 8 H, heure à laquelle CDF a fixé le rendez-vous, un stand de la compagnie est installé dans l'aérogare. « Il y avait quelqu'un pour nous accueillir, nous donner des documents et nous orienter vers l'enregistrement. On nous a également donné les papiers à remplir avant d'embarquer sur le bateau. C'était très bien fait », explique Michel. Rassuré, le couple enregistre ses bagages et embarque, deux bonnes heures plus tard, sur un vol spécial. Depuis décembre, CDF affrète en effet un avion qui permet aux passagers français de bénéficier d'un vol direct entre Paris et Saint-Domingue, bien plus pratique que le transfert réalisé auparavant vers Madrid, où les clients embarquaient sur un avion de Pullmantur. Pour le vol Paris - Saint-Domingue, Michel et Micheline prennent place dans un appareil flambant neuf de la compagnie Blue Line. « L'avion était récent et le personnel était très correct ».

Dix heures, deux repas et une grosse sieste plus tard, nos passagers arrivent en République Dominicaine. Un transfert est alors organisé, en car, vers le bateau. Une fois arrivé au terminal croisière, on procède aux formalités d'embarquement. Passeport, carte d'embarquement, emprunte de carte bleue pour les extras (boissons qui ne sont pas incluses dans la formule tout-inclus, Spa, boutiques...)...

Le Pacific Dream (par ERIC HOURI)
Le Pacific Dream (par ERIC HOURI)

Montée vers la cabine
Montée vers la cabine

Munis de leur carte personnelle (qui sert à ouvrir la cabine et de moyen de paiement), les deux Nantais montent à bord et sont accompagnés par un steward jusqu'à leur cabine. Leurs bagages, pris en charge dès l'aéroport, seront emmenés par porteur et déposés sur le lit.
C'est également en cabine qu'ils vont découvrir le journal de bord. Déposé chaque soir, ce quotidien de quatre pages, traduit en français, donne toutes informations pratiques nécessaires pour la journée du lendemain. On y trouve les horaires des escales et des excursions, les heures d'ouverture des différents espaces, dont les points de restauration, ou encore les animations du jour et le code vestimentaire en soirée. « Ce journal en Français est extrêmement pratique. Il récapitule toutes les activités de la journée et répond à de nombreuses questions que l'on peut se poser », note Micheline.

Le Pacific Dream à Tortola
Le Pacific Dream à Tortola

720 cabines pour une capacité de 1828 passagers

Construit en 1992 par les chantiers allemands Meyer Werft, le Pacific Dream est l'ancien Horizon, auparavant exploité par la compagnie Celebrity Cruises (filiale comme Pullmantur du groupe Royal Caribbean). Long de 208 mètres pour une largeur de 29 mètres, le Pacific Dream affiche une jauge de 46.811 tonneaux. Il s'agit donc d'un navire de taille moyenne, voire plutôt petit si on le compare aux géants récemment sortis des chantiers. Le plus gros, l'Oasis of the Seas (de RCCL), mesure 361 mètres de long pour une jauge de 225.000 tonneaux. Même le Queen Mary 2 est, à côté, un véritable géant, avec ses 345 mètres et 145.000 tonneaux. Pour Micheline, la taille modeste du Pacific Dream peut être un avantage : « Finalement, on reste sur un bateau à taille humaine, où l'on se repère très rapidement. Ce n'est pas l'usine et on a vite fait de retrouver les gens que l'on rencontre au fil de la croisière ».

Junior Suite
Junior Suite

Junior Suite
Junior Suite

Junior Suite
Junior Suite

En tout, le Pacific Dream compte 720 cabines, soit une capacité maximale de 1828 passagers. Différentes catégories de cabines existent à bord, de la petite cabine intérieure à la suite avec balcon. Michel et Micheline sont au pont 10, dans une « Junior Suite ». Il s'agit d'une cabine de standard supérieur, avec un grand lit double, de grands placards avec un coffre, un coin salon avec canapé et table basse, un bureau, une télévision et une salle de bain avec baignoire. « Rien à dire sur la chambre. Elle est spacieuse, agréable et bien agencée. Nous avons seulement regretté qu'il n'y ait pas de frigidaire, ce qui aurait été pratique pour avoir à disposition de l'eau fraîche ». Comme la plupart des cabines, cette Junior Suite ne dispose pas de balcon (seules 66 cabines et suites en sont dotées). « En fait, nous avions une grande vitre qui offrait une très belle vue sur l'extérieur. Peut-être, si nous avions eu plusieurs jours de mer, nous aurions aimé pouvoir nous reposer sur un balcon, de manière plus intime que sur les ponts extérieurs. Mais, comme il y avait les escales et que nous sortions, cela ne nous a pas du tout gêné ».

Le pont piscine du Pacific Dream
Le pont piscine du Pacific Dream

Un jour en mer pour découvrir le bateau

Ayant embarqué le samedi en fin de journée sur le navire, notre couple de retraités a vu sa première soirée passer à toute vitesse. La découverte du navire a lieu le lendemain, la journée de dimanche se passant en mer, le temps de rallier Sainte-Lucie le lundi. La visite commence avec le pont piscine, situé au niveau supérieur de la cabine (pont 11). Au centre du navire, un vaste espace découvert comprend deux piscines et deux bains à remous, ainsi qu'une petite scène où chanteurs et musiciens font l'animation en journée ou en soirée. Tout autour, des dizaines de chaises longues sont à disposition des passagers désireux de prendre un bain de soleil. Des transats sont aussi disposés sur le pont supérieur (qui fait le tour du pont piscines), ainsi que sur un vaste solarium situé à l'avant, au même niveau. Point positif, ce pont (le 12) est doté d'un bar, avec tables et chaises. Idem au niveau inférieur, près des piscines. « Il y a de nombreuses chaises à disposition des passagers et ce n'est pas la foire d'empoigne pour avoir une place. Au niveau des piscines, les bassins restent petits et il n'y en a que deux. Quand le bateau est en mer et que la plupart des passagers sont dehors, c'est un peu juste pour se baigner. Mais, quand le navire est en escale et qu'une bonne partie des gens sont à terre, ceux qui restent à bord ou rentrent tôt peuvent profiter des piscines », note Micheline.

Pont piscines du Pacific Dream à Tortola
Pont piscines du Pacific Dream à Tortola

Pont piscines du Pacific Dream à Tortola
Pont piscines du Pacific Dream à Tortola

Pont piscines du Pacific Dream à Tortola
Pont piscines du Pacific Dream à Tortola

Pont piscines du Pacific Dream à Tortola
Pont piscines du Pacific Dream à Tortola

Toujours au pont 11, un service de restauration rapide, situé au niveau du pont piscine, permet de manger une pizza dans l'après midi (12H-17H puis snack entre 17H et 19H), alors que le buffet est en accès direct aux heures des repas. Dans le prolongement des piscines, sur l'arrière, on trouve le Buffet Panorama, vaste espace comprenant plusieurs points de restauration en self service, dont un grill. On vient s'y restaurer le matin (7H à 10H), le midi (12H à 15H) ou le soir (19H30 à 23H). Pour les petits

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